Demi Portion : "L'arrivée des pogs a tout bouleversé"

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Demi Portion : "L'arrivée des pogs a tout bouleversé"
Demi Portion : "L'arrivée des pogs a tout bouleversé"

À 31 ans, Demi Portion, le rappeur sétois, pose son troisième album dans les bacs. L'occasion pour le beau-frère d'Adrien Regattin de parler business de maillots contrefaits, mais aussi d'évoquer son admiration pour Ribéry et Griezmann, et sa collection d'images Panini.

On supporte quelle équipe, quand on vit à Sète ? Montpellier, qui est le club le plus proche géographiquement, et Marseille, qui est le club du Sud. Mais aujourd'hui, ça a changé, on voit même des maillots de Paris. Personnellement, j'ai un faible pour Toulouse, où joue Adrien Regattin, qui est mon beau-frère. Il m'invite souvent à venir voir des matchs au Stadium. J'y vais, vu que je ne paye pas et que je suis bien placé dans le stade. Adrien, c'est un super mec. Il est jeune, mais déjà très posé. Et c'est un grand timide.
À Sète, personne ne soutient le club local ? Si, surtout les vieux. Pour le reste, il faut que l'équipe fasse des exploits pour qu'il y ait de l'engouement. Le stade sonne souvent creux.
Quand tu fais deux heures de route pour aller voir jouer le TFC, il ne t'arrive jamais de te dire "tout ça pour ça", une fois que t'es dans ce stade sans trop d'ambiance ? Ça dépend. Je suis allé voir Toulouse-Paris, parce que Serge Aurier et un très bon ami d'Adrien. J'ai pu faire des photos avec David Luiz, c'était cool. Après, au niveau de l'ambiance, contre le PSG c'est toujours à guichets fermés, donc ça va. Pour les autres matchs, c'est pas un truc de fou, mais c'est correct. Et puis le Stadium est en travaux, ça n'aide pas. Mais c'est un joli stade.
Tu as déjà joué en club ? Oui, je défendais les couleurs de La Pointe Courte, le deuxième club de Sète. J'étais ailier droit. J'y suis entré en catégorie poussins, et j'y suis resté jusqu'à mes dix-sept ans. J'ai arrêté parce que la musique commençait à prendre le dessus, mais surtout à cause de la mort de mon père, en 1999. À partir de ce moment-là, je me suis mis à fumer et à faire un peu n'importe quoi. J'ai aussi beaucoup joué en bas de chez moi, dans mon quartier de l'Île-de-Thau, là où La Graine et le Mulet a été tourné. À l'époque, j'étais fan de Ronaldo et Romário.
Il y avait du niveau, dans le quartier ? Ouais, et les Arabes étaient les meilleurs, bien sûr (rires). Plus sérieusement, c'est un quartier populaire, tout le monde était mélangé, on était tous potes. Il y avait des Français, des Gitans, et beaucoup de Marocains, comme mes...




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