Demi-finales : Et si seule l'Australie pouvait le faire ?

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Demi-finales : Et si seule l'Australie pouvait le faire ?
Demi-finales : Et si seule l'Australie pouvait le faire ?

Qualifiée pour la finale de la Coupe du monde, l'Australie revient de loin et doit beaucoup au renouveau entrepris par Michael Cheika il y a un an. En finale, les Wallabies affronteront la Nouvelle-Zélande, et semblent être les seuls capables de barrer la route aux Blacks.

Il y a presque un an jour pour jour, en un froid soir de novembre, l’Australie quittait Paris avec le goût amer de la défaite. Un an plus tard, les Wallabies n’ont plus rien à voir avec l’équipe qui était tombée au stade de France lors de la tournée d’automne (29-26). Dimanche, les hommes de Michael Cheika tenteront de remporter leur troisième Coupe du monde. Que de chemin parcouru en un an sous la direction de l’ancien de Castres et du Stade Français, qui a rapidement imposé sa stature à la tête de la sélection australienne. D’abord en appelant l’Argentin Mario Ledesma à ses côtés pour entraîner les avants. Ensemble, Cheika et Ledesma ont en commun une philosophie moderne du rugby, basée sur une mêlée moins massive mais plus dynamique. Puis en en posant comme condition de pouvoir sélectionner qui il souhaitait, joueurs évoluant à l’étranger compris. Cet automne, le Mondial de haute volée réussi par le Toulonnais Drew Mitchell suffit à justifier cette théorie.

Une paire d’ailiers exceptionnelle

Samedi en finale du Mondial anglais, les Wallabies affronteront la Nouvelle-Zélande. Réparant au passage une anomalie de l’histoire, les deux nations fortes du rugby mondial ne s’étant jamais affrontées sur la dernière marche, alors qu’elles partagent le record de participations à une finale : quatre chacune. Mais surtout, les coéquipiers d’Israel Folau semblent être les seuls capables d’empêcher les Blacks de se succéder à eux-mêmes. Pourquoi ? D’abord parce qu’ils possèdent un XV de départ aussi redoutable que leur futur adversaire. En charnière, Bernard Foley s’est révélé comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, numéro 10 du monde. Devant lui, la troisième ligne, et notamment Pocock (énorme contre l’Argentine) et Hooper, écrase tout sur son passage. Et que dire des ailiers ? Drew Mitchell, qui compte un total de quatorze essais en carrière en Coupe du monde, se régale depuis le coup d’envoi de la compétition, quand Adam Ashley-Cooper monte clairement en puissance, à l’image de son triplé contre l’Argentine ce dimanche.

Les derniers à avoir battu les Blacks

Un autre motif d’espoir ? L’Australie est l’une des trois nations à avoir battu la Nouvelle-Zélande depuis son titre de 2011, avec l’Angleterre et l’Afrique du Sud. Ce revers, c’est aussi le dernier des Blacks. C’était l’été dernier, lors du Four Nations, à Sydney (27-19), compétition certes minimaliste avant le Mondial, mais remportée par les joueurs de Michael Cheika. Sauf que pour espérer devenir champions du monde samedi prochaine à Twickenham, les Australiens devront corriger plusieurs failles apparues contre les Pumas. Douze pénalités concédées. C’est trop… A l’arrière, Israel Folau a encore été décevant, lui qui était si brillant avant cette Coupe du monde. Et au pied, il ne faudra rien manquer. Car contre les coéquipiers de Dan Carter, chaque point comptera. Avec au bout, peut-être, un changement de couronne. L’Australie, province de la Reine, en rêve. 

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