Demi-finales : Ces Pumas veulent écrire leur histoire

le , mis à jour à 13:00
0
Demi-finales : Ces Pumas veulent écrire leur histoire
Demi-finales : Ces Pumas veulent écrire leur histoire

Huit ans après leurs glorieux aînés, les Argentins disputent ce dimanche les demi-finales de la Coupe du monde. Déjà dans l'histoire, les hommes de Daniel Hourcade veulent poursuivre ce rêve éveillé en ralliant pour la première fois de l'histoire de la sélection la finale du Mondial.

Ils s’appelaient Pichot, Albacete, Ledesma, Borges ou encore Contepomi. Il y a huit ans, alors que personne n’aurait misé une pièce sur eux, ils avaient rejoint le dernier carré de la Coupe du monde, en France. Un Mondial 2007 que les Pumas de l’époque avaient commencé en déclenchant un premier tremblement de terre, en dominant les Bleus dès le match d’ouverture, puis qu'ils avaient achevé à la troisième place en battant une deuxième fois le XV de France. En 2015, quatre d’entre eux sont encore là : Juan Martin Hernandez, Juan Martin Fernandez Lobbe, Marcos Ayerza, Horacio Agulla. Les vingt-six autres (ndlr : Galarza ayant été exclu pour une fourchette dès le premier match), ont déjà écrit leur histoire, la semaine dernière, en se qualifiant pour les demi-finales aux dépens de l’Irlande (43-20).

Quesada : « C’est un régal de les voir jouer »

Alors ce dimanche (17h), les Pumas ne partiront pas favoris contre la grande Australie. Pourtant, le rêve d’atteindre une première finale ne parait pas insurmontable, tant les Wallabies ont paru fébriles pour se défaire de l’Ecosse au tour précédent (35-34). Pocock et Folau seront certes de retour pour cette demi-finale à Twickenham, mais l’Argentine a acquis des certitudes qui la rendent confiante avant ce duel. « C’est un régal de voir cette équipe d’Argentine jouer, se réjouit l’ancien international Gonzalo Quesada, aujourd’hui entraîneur du Stade Français. Ils ont gardé ces valeurs et cette identité qui est la nôtre depuis des siècles, avec un état d’esprit, une conquête et une défense remarquables. Mais on voit aussi qu’aujourd’hui, il y a un système d’attaque très bien travaillé, il y a un contenu, un projet de jeu en attaque et un travail sur la zone de rucks qui font plaisir. »

Plus qu’une simple mêlée

Alors que leur rugby se réduisait à une mêlée illisible et diablement effiace en 2007, les Argentins ont progressé dans tous les secteurs depuis qu’ils participent au Four Nations chaque année, et que la plupart des joueurs se sont aguerris en Europe. Et c’est en produisant du jeu que les coéquipiers de Juan Martin Hernandez ont surclassé l’Irlande en quarts le week-end dernier à Cardiff. « Il y a beaucoup de vitesse, d’enthousiasme. On peut ressentir leur joie et leur plaisir à jouer, analyse Quesada. Je suis très content qu’en jouant ils aillent en demies, et avec un peu de chance, ils peuvent aller encore plus loin. Mon cœur et ma tête les voient passer, mais je suis allé voir les Australiens deux-trois fois aussi, et ça joue très bien au rugby. Ça sera très serré. » Et paradoxalement, c’est en mêlée que cette demi-finale pourrait se jouer. Domaine dans lequel les Wallabies seront épaulés par les conseils de… Mario Ledesma. Membre du staff australien, l’ancien icône argentine vit ce rendez-vous avec les siens comme un déchirement. Dimanche soir, un homme sera malheureux, quoiqu’il arrive…

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant