Démenti égyptien sur l'hypothèse d'une explosion à bord du vol 804

le , mis à jour à 16:15
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    par Amina Ismail et Lin Noueihed 
    LE CAIRE, 24 mai (Reuters) - Le directeur de l'Autorité 
égyptienne de médecine légale a démenti mardi les informations 
selon lesquelles les premiers examens de restes humains repêchés 
en Méditerranée suggéraient qu'une explosion s'était produite à 
bord du vol MS804 de la compagnie EgyptAir. 
    "Tout ce qui a été publié à ce propos est absolument faux et 
repose sur de simples suppositions qui ne viennent pas de 
l'Autorité de médecine légale", a déclaré Hicham Abdelhamid dans 
un communiqué repris par l'agence Mena. 
    Deux autres sources, directement informées des 
développements de l'enquête sur la catastrophe aérienne de jeudi 
dernier, ont confirmé qu'il était prématuré de dire pourquoi 
l'Airbus s'était abîmé en mer. 
    Dans la matinée, un responsable des services égyptiens de 
médecine légale avait déclaré que la petite taille des morceaux 
de corps retrouvés pour l'instant allait "dans le sens" d'une 
explosion à bord. "Le morceau le plus gros était de la taille 
d'une paume de main", avait-il dit sous couvert d'anonymat. 
    Les experts égyptiens en médecine légale ont parallèlement 
commencé à prélever des échantillons d'ADN auprès des familles 
des 66 passagers et membres d'équipage du vol MS804 afin 
d'identifier les restes humains repêchés en Méditerranée depuis 
la catastrophe. 
    Ces morceaux de corps et les débris de l'appareil récupérés 
par la marine égyptienne pourraient aider les enquêteurs à 
déterminer les causes de la disparition de l'Airbus A320 qui 
s'est abîmé tôt jeudi matin au nord d'Alexandrie alors qu'il 
effectuait la liaison entre Paris-Charles de Gaulle et Le Caire. 
    Mais les recherches en cours dans la zone où des débris ont 
été récupérés, à 290 km environ au nord d'Alexandrie, n'ont pas 
encore permis de localiser l'avion ni ses "boîtes noires". Les 
enregistreurs de vol sont dotés de systèmes d'envois de signaux 
de localisation équipés de batterie d'une trentaine de jours 
d'autonomie. Dans ce secteur, la Méditerranée est profonde de 
3.000 mètres. 
     
    DIVERGENCES SUR LES DERNIERS INSTANTS DU VOL 
    L'appareil d'EgyptAir a disparu des écrans radars jeudi 
matin au-dessus de la Méditerranée alors qu'il entrait dans 
l'espace aérien égyptien.  
    Son système embarqué Acars de communications, d'adressage et 
de compte rendu, qui envoie régulièrement des données de vol de 
l'appareil à la compagnie exploitante, a émis peu, avant la 
disparition, une série de signaux faisant état de la présence de 
fumées suspectes à l'avant de l'appareil. Mais ces messages "ne 
permettent de tirer aucune conclusion", soulignait samedi un 
porte-parole du Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA), 
dont des experts participent à l'enquête en Egypte. 
    L'appareil transportait 66 personnes, dont 30 Egyptiens et 
15 Français. Dix autres nationalités étaient représentées à 
bord.  
    Selon des spécialistes ayant participé à de précédentes 
enquêtes aériennes, les enquêteurs travaillent à partir des 
débris, des bagages et des vêtements et des analyses chimiques 
pour repérer les traces d'une éventuelle explosion en vol.  
    Peu avant de disparaître des écrans radars, l'avion a viré 
de 90 degrés vers la gauche, puis effectué une rotation complète 
et plongé, perdant rapidement de l'altitude pour passer de 
37.000 pieds à 15.000 pieds (de 11.470 à 4.650 mètres), selon le 
ministre grec de la Défense Panos Kammenos. 
    Ehab Mohieldin Azmi, directeur des services égyptiens de 
navigation civile, a déclaré pour sa part que les contrôleurs 
n'avaient pas observé de changements de cap et que l'avion avait 
maintenu son altitude de 37.000 pieds jusqu'à sa disparition. 
    Le procureur général d'Egypte a demandé aux autorités 
grecques de lui remettre les transcriptions de conversations 
entre le pilote de l'Airbus et les responsables du contrôle du 
trafic aérien en Grèce.  
    Il a également adressé une requête aux autorités françaises 
pour récupérer toutes les données relatives à son escale à 
l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle puis à son trajet dans 
l'espace aérien français. 
 
 (avec Haitham Ahmed et Ahmed Tolba; Marc Angrand, Danielle 
Rouquié et Henri-Pierre André pour le service français) 
 

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  • dotcom1 il y a 8 mois

    Il s'agit d'un explosion dans un vol Egyptair à destination du Caire. Les boîtes noires sont introuvables dans 20 mètres d'eau et le reste n'a aucune importance.

  • mlaure13 il y a 8 mois

    La boule de feu vue par des témoins accréditait déjà le phénomène...:-)