Démarrage dans le rouge à Paris

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L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - Début de semaine légèrement baissier à Paris avec un CAC40 en repli de 0,29% à 4.274 points dans les premiers échanges. L'indice reste néanmoins proche de la barre des 4.300 points, qui n'a plus été franchie depuis septembre 2008.

Les marchés restent en effet optimistes après la fin de l'impasse budgétaire aux Etats-Unis, et avant la prochaine réunion de la Fed, qui ne devrait pas, à cette occasion, démarrer l'allègement de son programme de soutien économique. En Asie, Les bourses progressent ce matin. A Tokyo, l'indice Nikkei gagne 0,9% à la fin de la séance, profitant d'un retrait du yen face au dollar, tandis que Hong Kong prend 0,5%, le Shanghai Composite progresse de 1,4%, Taiwan cède 0,2% et Séoul est stable (-0,05%).

La semaine sera chargée en publications d'entreprises des deux côtés de l'Atlantique, avec dès ce matin Philips, SAP, Akzo Nobel et Eramet en Europe. Aux Etats-Unis, Hasbro, Gannett et Halliburton sont attendus avant l'ouverture de Wall Street, et McDonald's, Netflix ou Texans Instruments après la clôture.

WALL STREET

Wall Street a fini dans le vert vendredi soir, toujours stimulé par l'accord au Congrès mettant un terme, pour l'heure, à l'impasse budgétaire américaine. Les derniers résultats trimestriels de Google ou General Electric ont par ailleurs soutenu les indices. Le titre Google a même franchi les 1.000$, au lendemain de comptes supérieurs aux attentes. En outre, les marchés ont salué les derniers chiffres du PIB chinois. Le DJIA a gagné 0,18% à 15.399 pts, le Nasdaq a repris 1,32% à 3.914 pts, et le S&P500 a progressé de 0,65%, sur un nouveau sommet de 1.744 pts.

ECO ET DEVISES

Aux Etats-Unis place aux ventes de logements existants de septembre (16h00 : consensus -3,3%). Les services statistiques américains sont en train de revoir le planning de diffusion des données qui n'ont pas été publiées durant la période d'impasse budgétaire.

La parité euro / dollar atteint 1,3673 ce matin. Le baril de Brent se négocie 110,03$ et le WTI 101,16$ pour l'échéance de décembre. L'once d'or se traite 1.318$ (+0,15%).

VALEURS EN HAUSSE

* Areva (+3,4% à 15,25 euros). Le groupe est un bénéficiaire collatéral logique de la confirmation d'un accord au Royaume-Uni entre EDF et le gouvernement, pour la construction de deux tranches nucléaires à Hinkley Point C. Les détails du contrat ont été officialisés ce matin. Areva est l'un des fournisseurs clefs, avec les chaudières nucléaires et des systèmes de contrôle-commande, mais aussi du combustible. A ce titre, le groupe va prendre 10% du consortium en charge du programme, aux côtés d'EDF (45 à 50%) et des chinois CGN et CNNC (30 à 40%), voire d'autres investisseurs de taille plus modeste.

* NextRadioTV (+2,8% à 17,2 euros). Le titre est encore porté par sa solide publication trimestrielle et des commentaires favorables d'analystes. Par ailleurs, dans un entretien accordé au Figaro, Alain Weill affirme une nouvelle fois qu'il refuserait un gros chèque de TF1 : " Je n'ai jamais eu et n'ai aucun projet de fusion avec TF1. Et eux non plus...Il n'y a pas que la perspective d'avoir un gros chèque qui motive un entre¬preneur".

* Générale de Santé (+0,9% à 13,16 euros) dans les premiers échanges, après que le groupe australien Ramsay Health Care eut fait savoir que sa filiale française était entrée en négociations exclusives avec la Générale de Santé pour lui racheter sa filiale MediPsy, qui opère des cliniques psychiatriques et des structures spécialisées dans le même domaine dans l'hexagone. Aucune autre modalité de la transaction n'a été dévoilée. MediPsy dispose de 25 établissements psychiatriques opérationnels plus 1 en construction, et de 3 structures de désintoxication pour l'addiction aux drogues et à l'alcool. La société possède en tout de 2.600 lits, selon le communiqué diffusé par Ramsay. Générale de Santé, qui avait indiqué avoir engagé une réflexion stratégique sur ce pôle voici plusieurs mois, ne s'est pas encore exprimée.

* EDF (+0,5% à 25,8 euros). L'accord ne faisait plus guère de doutes après les dernières informations rendues publiques par les autorités britanniques. Le groupe va lancer la construction de nouvelles tranches nucléaires au Royaume-Uni. L'énergéticien, qui doit signer aujourd'hui une série d'accords pour le projet, évoque un accord "équilibré", qui "apporte aux investisseurs la visibilité nécessaire pour investir dans une nouvelle centrale nucléaire, capable de fournir au Royaume-Uni de l'électricité fiable et décarbonée à un juste prix pour les consommateurs". Les documents qui seront signés aujourd'hui portent sur les principaux termes commerciaux du contrat d'investissement d'Hinkley Point C, le système de financement garanti par le programme Infrastructure UK, les lettres d'intention relatives aux investissements des partenaires d'EDF, les quatre principaux contrats liés à l'ingénierie et à la construction et les termes du programme de financement du démantèlement futur. Les coûts totaux d'ici à la mise en service devraient être proches de 16 milliards de livres, exprimée en livre 2012.

* Technip (+0,5% à 48 euros). Le groupe a remporté un "important" contrat offshore avec Qatar Petroleum pour l'ingénierie, la fourniture des équipements, l'installation et la mise en service d'un projet offshore stratégique, comprenant un quartier d'habitation et des utilités, avec un pont reliant ces deux plates-formes. Le groupe prendra en charge la totalité de la réalisation du projet en s'appuyant sur ses centres opérationnels d'Abu Dhabi, Paris et Doha. Un "important" contrat offshore signifie qu'il se situe dans la fourchette 100 à 250 millions d'euros.

VALEURS EN BAISSE

* Veolia Environnement (-1,8% à 13,2 euros), pénalisé par une note d'analyste. Bryan Garnier a dégradé la valeur à "neutre" avec un objectif de cours abaissé de 15 à 14,5 euros.

* Foncière des Régions (-1,7% à 62,65 euros), après la décision d'Exane BNP Paribas de réduire de "surperformance" à "neutre" sa recommandation. L'analyste a maintenu sa valorisation à 63 euros. Il recommande de se concentrer sur les foncières exposées à la croissance plutôt que celle dont les caractéristiques présentent un "profil obligataire".

* Eramet (-1% à 67,3 euros). Le groupe minier a connu un nouveau trimestre de baisse entre juillet et septembre, avec des revenus qui se sont contractés de -5% à 754 millions d'euros, toujours grevés par la baisse de la branche Alliages (-7%) et du Nickel (-23%), tandis que le manganèse progresse de 6%. Sur neuf mois, les revenus sont en retrait de -6% à 2,367 milliards d'euros. La baisse est principalement à mettre au passif du recul des prix du nickel, que compense en partie le record signé sur la production de manganèse lors du 3ème trimestre. La direction précise que la trésorerie nette du groupe s'établissait au 30 septembre à un niveau "légèrement négatif", après le versement de dividendes aux actionnaires minoritaires des filiales et le financement des investissements, désormais fortement réduit. La société confirme ce qui avait été annoncé durant l'été, à savoir que le résultat opérationnel courant du second semestre sera "nettement inférieur" à celui du premier, qui était ressorti en pertes de -9 millions d'euros. La direction "intensifie les mesures visant à baisser ses coûts, réduire ses dépenses d'investissements, ajuster ses productions en fonction des marchés et diminuer ses besoins en fonds de roulement".

* Vivendi (-0,75% à 19,2 euros). La volonté du groupe de racheter jusqu'à 2,7 milliards de dollars de sa dette libellée en dollars, en utilisant une partie du produit de la cession d'Activision, est évidemment positive d'un point de vue crédit, explique l'agence Moody's dans son rapport hebdomadaire. Le groupe va en effet réduire sa dette libellée en dollars émise en 2008 et 2012 et couvrir le risque de change associé.

* EADS (-0,6% à 48,7 euros). Après avoir signé sa première commande significative au Japon, en vendant 31 A350 XWB et 25 options pour des appareils de la même série à JAL, Airbus nourrit de nouvelles ambitions dans cette ancienne "chasse gardée" de Boeing. Fabrice Brégier, le patron de l'avionneur européen, a indiqué ce matin depuis Tokyo qu'il visait 25% du marché nippon en 2020, et la moitié sous 20 à 25 ans. Airbus cherche aussi à étoffer son réseau de partenaires locaux et tente d'appâter les autorités en promettant de gros investissements dans le pays.

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