Démantèlement d'une nouvelle filière djihadiste présumée

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COUP DE FILET DANS UNE ENQUÊTE SUR UNE FILIÈRE DJIHADISTE PRÉSUMÉE
COUP DE FILET DANS UNE ENQUÊTE SUR UNE FILIÈRE DJIHADISTE PRÉSUMÉE

PARIS (Reuters) - Huit personnes ont été arrêtées mardi matin en Seine-Saint-Denis et dans la région lyonnaise et placées en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur une filière djihadiste vers la Syrie, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

"Ces individus sont soupçonnés de participer activement à l'enrôlement de jeunes français dans le djihadisme", a précisé le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans une déclaration à la presse retransmise par Twitter.

Ces arrestations ont été effectuées par des agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la direction de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris, sur commission rogatoire de magistrats du pôle anti-terroriste, a-t-il ajouté.

Cette opération intervient une semaine après l'arrestation de cinq personnes à Lunel (Hérault), dans le sud de la France, mis en examen pour des raisons similaires.

L'opération de mardi matin est une "nouvelle manifestation" de la détermination totale du gouvernement dans la lutte contre le djihadisme, a fait valoir Bernard Cazeneuve.

Le gouvernement estime à environ 1.300 le nombre de ressortissants français actuellement concernés par des filières de recrutement de combattants islamistes pour la Syrie et l'Irak. Selon le ministre de l'Intérieur, 161 procédures judiciaires sont en cours et concernent 547 individus.

Bernard Cazeneuve a annoncé l'entrée en vigueur mercredi d'un nouveau décret d'application de la loi antiterrorisme, moins d'un mois après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts début janvier en France.

Selon le ministre, il s'agit du décret précisant les conditions de blocage administratif des sites internet faisant l'apologie du terrorisme.

Bernard Cazeneuve a également annoncé qu'il irait mercredi à Bruxelles pour rencontrer les coordinateurs de la commission ad hoc du Parlement européen, afin de plaider pour l'instauration avant fin 2015 d'une base de données des passagers (PNR) aériens à l'échelle européenne.

"Ce système d'échange des données enregistrées des passagers des vols européens est en effet un moyen de mieux détecter les mouvements et agissements des djihadistes", a-t-il expliqué, selon le texte de son intervention.

"Nous ne pouvons nous en passer plus longtemps : la bataille contre le terrorisme est aussi une course contre la montre et le chronomètre tourne", a-t-il ajouté.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • alai4285 le mardi 3 fév 2015 à 12:03

    Nos politiciens ont tout fait pour faire venir les problèmes et à présent ils font semblant de les traiter, pour noyer le poisson. Ils font faire le travail par les autres : Police, magistrats, enseignants.

  • jbellet le mardi 3 fév 2015 à 11:27

    pourquoi a t'il fallu attendre qu'il y ait 17 morts pour agir?

  • marceauf le mardi 3 fév 2015 à 11:24

    courage reste plus ke 4992