Demande en récusation de trois juges de l'affaire Bettencourt

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DEMANDE EN RÉCUSATION DE TROIS JUGES BORDELAIS EN CHARGE DE L'AFFAIRE BETTENCOURT
DEMANDE EN RÉCUSATION DE TROIS JUGES BORDELAIS EN CHARGE DE L'AFFAIRE BETTENCOURT

BORDEAUX (Reuters) - Une demande en récusation des trois juges d'instruction bordelais en charge de l'affaire Bettencourt a été déposée vendredi par les avocats de deux personnes mises en examen dans le volet abus de faiblesse, Patrice de Maistre et François-Marie Banier, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Le 20 juin dernier, la cour de Cassation s'était déclarée incompétente sur une demande de dessaisissement des juges Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël présentée par sept mis en examen, dont l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Ils mettaient en doute l'impartialité des juges et demandaient outre leur récusation et le renvoi de l'affaire devant une autre juridiction.

Pour étayer leur demande, ils s'appuyaient sur les révélations selon lesquelles Sophie Gromb, un des médecins qui avait procédé à l'expertise de Liliane Bettencourt, avait été témoin au mariage du juge Jean-Michel Gentil.

Cette expertise affirme que la milliardaire est en état de démence sénile, ce dont les personnes mises en examen auraient pu profiter pour lui soutirer de l'argent.

Il était également reproché à deux des juges d'avoir pris la parole dans la presse pour se défendre des accusations portées contre eux, au mépris du devoir de réserve.

Cette fois, seuls deux des mis en examen, l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre et le photographe François-Marie Banier, ont déposé cette demande de récusation auprès de la cour d'appel de Bordeaux, a indiqué la source, confirmant une information du Monde.

Contactés par Reuters, les avocats des deux hommes se sont refusé à tout commentaire.

Cette information tombe une semaine avant que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux ne rende son arrêt sur les demandes d'annulation de l'instruction.

Quelques jours après l'audience où étaient examinées ces demandes, le président de la chambre avait accédé le 5 juillet à la requête de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, l'un des mis en examen, de suspendre l'instruction jusqu'au prononcé de sa décision sur les nullités le 24 septembre.

Dans ce volet abus de faiblesse, le c?ur du dossier, douze personnes sont mises en examen, dont l'ancien président Nicolas Sarkozy et l'ancien ministre Eric Woerth.

Le parquet a demandé six renvois, dont ceux de Patrice de Maistre et de François-Marie Banier, et six non-lieu dont ceux au bénéfice de Nicolas Sarkozy et Eric Woerth.

Les juges d'instruction à qui revient le dernier mot, pourront rendre leur ordonnance à partir du 24 septembre.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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