Delphine Batho, un coup de gueule et puis s'en va

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Delphine Batho, un coup de gueule et puis s'en va
Delphine Batho, un coup de gueule et puis s'en va

A promotion éclair, limogeage éclair ! Delphine Batho, nommée ministre de l'Ecologie et de l'Energie en juin 2012 après un bref

passage comme ministre déléguée à la Justice, ne sera vraiment sortie de l'ombre... que par son coup de gueule poussé ce mardi matin contre le budget.

Son départ a été acté en quelques heures. A 15h30, Matignon annonce sur Twitter que la ministre est convoquée. La sentence tombe à 18 heures : l'Elysée communique que François Hollande a mis aux fonctions de Delphine Batho. Dossier classé, elle est dans la foulée remplacée par Philippe Martin, député PS considéré comme un bon spécialiste des questions d'environnement.

Au final, l'ancienne proche de Ségolène Royal a eu du mal à s'imposer au ministère de l'Écologie et de l'Énergie, où cette spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, ex-protégée de Ségolène Royal, est arrivée en juin 2012. Nommée dans un ministère au contexte agité, avec le départ inattendu de Nicole Bricq sur fond de débat sur des permis offshore en Guyane, Delphine Batho, elle-même exfiltrée du ministère de la Justice où ses relations avec Christiane Taubira étaient très tendues, avait mis en avant des qualités de «bosseuse» pour faire oublier son manque de connaissances en matière d'écologie.

Depuis quelques semaines, la jeune quadra essuyait même des critiques des associations qui l'accusaient de ne pas se battre avec suffisamment de vigueur pour défendre l'écologie au sein du gouvernement. Mardi, «la bonne élève», jusqu'ici restée particulièrement discrète au regard des déclarations tapageuses d'un Arnaud Montebourg, a haussé pour la première fois publiquement le ton face aux restrictions budgétaires frappant son ministère. La sanction a été immédiate.

VIDEO. Delphine Batho : «Le budget est mauvais»

Grande, parfois austère, l'oeil bleu et les cheveux frisottés toujours étroitement attachés, ...

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