Delphine Batho : "J'ai fait l'expérience de la violence en politique"

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Delphine Batho a été limogée du gouvernement le 2 juillet dernier.
Delphine Batho a été limogée du gouvernement le 2 juillet dernier.

Elle commande un diabolo menthe. Emmitouflée dans une écharpe bleu ciel, en veste de cuir noir, les cheveux blonds éternellement ramenés en chignon, Delphine Batho raconte, ce jeudi 19 septembre au coeur de l'après-midi, son retour à l'Assemblée nationale. Dans une brasserie, en face du Palais-Bourbon, la députée des Deux-Sèvres jure que ses collègues "sont sympas". Certains "un peu froids". Vendredi s'ouvre à Paris la Conférence environnementale. Non pas sous sa houlette, mais sous celle de Philippe Martin, son successeur au ministère de l'Écologie. Elle, elle se dit aujourd'hui "libre". Un jour à la Fête de l'Humanité avec Jean-Luc Mélenchon, un autre à une conférence de presse avec Corinne Lepage et Chantal Jouanno, un troisième à un colloque de "la gauche populaire".

"Je voulais poser un problème politique"

L'affaire est désormais fameuse : le 2 juillet dernier, Delphine Batho estime au micro de RTL que le budget de son ministère est "mauvais". François Hollande et Jean-Marc Ayrault lui demandent de se dédire. Elle refuse. Et prend la porte. Un licenciement express au retentissement puissant, car il fait figure d'exception dans ce gouvernement où les couacs se multiplient. C'est que le budget est la ligne rouge, la frontière infranchissable, expliquent Matignon et l'Élysée. Le critiquer, c'est se condamner. "Je dérangeais en disant tout haut que mon budget perdait 7 % de crédits, alors que les autres ministères n'étaient...

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