Delphine Batho a mis en cause le président exécutif de Vallourec

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@A Antoniol AFP
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(lerevenu.com) - Lors d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée nationale pour expliquer les raisons de son départ, Delphine Batho s'est défendue d'avoir «manqué à la solidarité gouvernementale». L'ex-ministre de l'Écololie s'est dit victime de «certaines puissances économiques, liées notamment au gaz de schiste et au nucléaire n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique». Son éviction du gouvernement a trait, selon elle, notamment à la question du gaz de schiste et la réduction de la part du nucléaire en France, a-t-elle déclaré : «Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues», a-t-elle accusé.

Delphine Batho s'en est nommément prise au président du directoire de l'entreprise de tubes en acier Vallourec, Philippe Crouzet, époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président François Hollande : «Est-il normal que le patron de Vallourec, une entreprise directement intéressée par l'exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation, des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux États-Unis ?», a-t-elle demandé. L'ex-ministre a aussi mis en cause le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, coupable à ses yeux d'arbitrer les budgets «sans discussion directe avec les ministres concernés».
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  • JUFRABRE le jeudi 4 juil 2013 à 17:37

    C'est sur, elle a été menée en bateau...