Délit d'entrave à l'IVG. « Allô, je voudrais avorter... » : le test de la rédaction

le , mis à jour à 07:14
1
Délit d'entrave à l'IVG. « Allô, je voudrais avorter... » : le test de la rédaction
Délit d'entrave à l'IVG. « Allô, je voudrais avorter... » : le test de la rédaction

Ils s'appellent Ivg.net ou Avortement.net. Ces sites, créés en 2008, très bien référencés, prétendent apporter « une écoute » et « un accompagnement de qualité » aux femmes qui souhaitent interrompre leur grossesse. Le gouvernement, lui, les qualifie de propagande masquée anti-IVG et souhaite les pénaliser. On a voulu tester ces centres d'appels en composant le numéro vert d'Ivg.net disponible sur la page d'accueil.

 

Au bout du fil, les interlocutrices tentent-elles de dissuader les femmes ? Avant de les contacter, je décide de créer un profil : j'ai 26 ans, je viens de découvrir que j'étais enceinte de deux semaines, après une relation d'un soir. Je suis aussi dans une situation professionnelle instable. Pour toutes ces raisons, je souhaite avorter.

 

« Oui, allô. » Au bout du fil, une femme me répond d'une voix douce et claire. Je lui explique que je veux interrompre ma grossesse parce que je suis trop jeune. « 26 ans ? Qu'est-ce qui vous pose problème ? », demande-t-elle, étonnée. « Vous savez, parfois dans la vie, on vit des épreuves. Quand on est malade ou qu'on a un accident, on n'a pas le choix. Là, vous avez le choix. » Premier argument balayé. Elle me parle immédiatement du « syndrome post-IVG », ce mal-être fréquent après un avortement. Et du nombre de femmes qui lui disent regretter cette intervention : « J'entends souvent : Si on m'avait dit, si on m'avait laissé du temps. Evidemment, à l'hôpital, on ne les écoute pas. »

 

À chaque doute, une réponse pour me dissuader

J'avance mon deuxième argument. Je ne connais pas cet homme. « Enfin, vous le connaissez puisque vous avez eu un rapport avec lui », riposte-t-elle. « Oui, enfin... Je ne sais rien de lui. » « Vous direz la vérité à votre enfant, c'est la preuve que vous l'aimez. On a le droit de faire des bêtises », évacue- t-elle. Autre problème, ma mère ne sera sûrement pas d'accord. « Parfois, il faut savoir aller ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M8252219 il y a 16 heures

    Relation d'un soir sans précaution et protection . Aucun sens de responsabilité personnelle . C'est quasiment de la même valeur que de jeter un papier gras par la vitre d'une voiture et regretter de se faire verbaliser .