Délibéré au 28 novembre sur les poursuites du Carlton

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DÉLIBÉRÉ AU 28 NOVEMBRE SUR LES POURSUITES DU CARLTON
DÉLIBÉRÉ AU 28 NOVEMBRE SUR LES POURSUITES DU CARLTON

DOUAI, Nord (Reuters) - La cour d'appel de Douai (Nord) a mis mercredi en délibéré au 28 novembre sa décision concernant la demande de nullité de la procédure déposée par Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire dite du Carlton, a-t-on appris de source judiciaire.

Les avocats de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international et du commissaire Jean-Christophe Lagarde ont plaidé lors d'une audience à huis clos l'annulation de plusieurs actes de la procédure et des mises en examen de leurs clients pour "proxénétisme aggravé en bande organisée".

Le parquet général a conclu en faveur de la régularité de la procédure et a demandé le rejet des requêtes en nullités, les jugeant "non fondées".

Il a considéré qu'il existait "des indices graves et concordants qui justifient les mises en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée", dit un communiqué.

L'un des avocats de "DSK", Henri Leclerc, s'est dit convaincu que son client serait acquitté si un procès était organisé, "parce que ça ne tient pas debout".

La demande de nullité déposée par les avocats de René Kojfer, ancien chargé de relations publiques à l'hôtel Carlton, a été déclarée irrecevable.

Aucun des mis en examen n'était présent mercredi. Leurs avocats reprochent aux deux juges chargés de l'instruction de ne pas leur avoir fourni des pièces de dossiers et d'avoir tardé à livrer au dossier des procès verbaux d'audition.

Dominique Strauss-Kahn affirme plus globalement qu'il ne savait pas que les femmes qui lui avaient été présentées étaient des prostituées.

Dans un autre volet de l'affaire, l'enquête préliminaire sur des faits d'éventuels "viols en réunion" à Washington en décembre 2010, le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, a indiqué que le dossier était "en cours d'analyse, sans qu'aucune décision ne soit prise à ce jour".

Le procureur devrait dans les jours à venir soit classer l'affaire, soit décider de poursuivre les investigations ou encore d'ouvrir une information judiciaire.

Pierre Savary, édité par Gérard Bon

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  • ANOSRA le mercredi 26 sept 2012 à 15:11

    Et la chambre d'appel est capable d'annuler la procédure, et de croire ce guignol, ou de faire semblant !