Delhommais - Le made in China : bouc émissaire de notre déclin ?

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Une usine textile à Huaibei, dans la province d'Anhui dans l'est de la Chine. Seuls 13 % des emplois industriels détruits en France entre 2001 et 2007 sont imputables aux importations chinoises.
Une usine textile à Huaibei, dans la province d'Anhui dans l'est de la Chine. Seuls 13 % des emplois industriels détruits en France entre 2001 et 2007 sont imputables aux importations chinoises.

Pour ses adversaires les plus farouches, tels Donald Trump aux États-Unis ou Marine Le Pen en France, la mondialisation est la principale responsable de la désindustrialisation observée dans les économies occidentales. Une mondialisation libre-échangiste symbolisée par l'entrée en 2001 de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce et le fulgurant décollage de ses exportations qui s'est ensuivi (3,3 % du marché mondial en 1998, 9,5 % en 2008 , 13 % en 2015). D'où la nécessité, selon eux, d'ériger d'urgence des barrières protectionnistes pour nous protéger des produits made in China (Trump propose une hausse de 45 % des droits de douane) et pour sauver les salariés de l'industrie de cette concurrence déloyale.

Dans une étude qu'il vient de publier, Clément Malgouyres, économiste à la Banque de France, a mesuré avec précision quel avait été l'impact de la hausse des importations chinoises sur l'emploi industriel en France entre 2001 et 2007. Il est loin d'être négligeable. D'après ses travaux, la concurrence de la Chine a entraîné la destruction de 90 000 emplois dans l'industrie française, en particulier des emplois peu et moyennement qualifiés.

87 % du déclin industriel lié à des faiblesses franco-françaises

Si élevé puisse-t-il paraître, ce nombre de 90 000 emplois détruits doit toutefois être relativisé. Il ne représente en effet que 13 % des emplois industriels perdus en...

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