Delai de l'UE pour les nouvelles sanctions contre Moscou

le
1

(Actualisé avec décision, détails, contexte) par Adrian Croft et Jan Strupczewski BRUXELLES, 8 septembre (Reuters) - L'Union européenne a officiellement adopté lundi un nouveau train de sanctions contre la Russie, pour son rôle dans la crise ukrainienne, mais leur entrée en vigueur est reportée afin de donner une chance au cessez-le-feu conclu entre les autorités ukrainiennes et les séparatistes. "L'entrée en vigueur (des nouvelles sanctions) par la publication au Journal officiel interviendra dans les prochains jours", a dit le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans un communiqué. "Cela laissera le temps pour une évaluation de la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu et du plan de paix", ajoute le texte. "L'Union européenne se tient prête à revoir en totalité ou en partie les sanctions qui ont été convenues en fonction de la situation sur le terrain", ajoute la présidence du Conseil européen. Les sanctions, qui visent principalement la capacité des grands producteurs et opérateurs pétroliers russes à lever des fonds en Europe, devaient à l'origine être mises en application mardi. Plusieurs pays membres des Vingt-Huit étaient opposés à l'idée de nouvelles sanctions et ont vu dans la trêve conclue dans l'est de l'Ukraine un moyen de bloquer l'adoption de ce nouveau train de mesures. Un diplomate européen a reconnu qu'il n'avait pas de visibilité sur une application des sanctions. La question sera discutée au niveau des ambassadeurs mercredi. Les sanctions contre Moscou n'ont jamais fait l'unanimité au sein de l'Union européenne. Si la Pologne et les Etats baltes plaidaient pour la fermeté, la Slovaquie et la Hongrie y étaient ouvertement hostiles. La Suède, l'Autriche, la Finlande, Chypre et la Slovaquie faisaient partie des pays souhaitant donner du temps à la trêve, a dit un diplomate européen. MERKEL PLAIDE LA FERMETÉ La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué aux parlementaires conservateurs, lors d'une réunion à huis clos lundi, que ces sanctions étaient nécessaires en dépit du cessez-le-feu, ont indiqué plusieurs participants. Angela Merkel a fait valoir que Moscou avait à plusieurs reprises manqué à la parole donnée aux Occidentaux et que des troupes russes se trouvaient toujours en territoire ukrainien. L'UE devait agir d'une manière énergique, a-t-elle précisé. Les nouvelles sanctions européennes placent les sociétés pétrolières Rosneft, Transneft et Gazprom Neft sur une liste d'entreprises publiques russes interdites de lever des capitaux ou d'emprunter sur les marchés européens, selon un diplomate. Les sanctions ne touchent toutefois pas le secteur gazier et en particulier le géant Gazprom GAZP.MM . Ces sanctions européennes concerneraient les entreprises russes ayant un chiffre d'affaires de plus de 1.000 milliards de roubles (26,95 milliards de dollars), dont la moitié provenant de la vente et du transport du pétrole. Un groupe de 24 personnes supplémentaires se voient également interdites d'entrée dans l'Union européenne et leurs avoirs en Europe sont gelés. (Adrian Croft; Pierre Sérisier pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Pathor le lundi 8 sept 2014 à 23:21

    Merkel, quelle deception, elle aussi à la botte de la maison blanche! Donc elle traite de menteur l'OSCE, organisation européenne présidé par la suisse, qui vient de déclarer qu'il n'y a pas la moindre trace de troupes russes dans l'est de l'ukraine .