Del Bosque est tombé tout seul dans le piège italien

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Del Bosque est tombé tout seul dans le piège italien
Del Bosque est tombé tout seul dans le piège italien

On a beaucoup parlé de la maîtrise tactique de Conte. Mais si l'Italie a plié une Roja sans âme, c'est aussi à cause de la gestion de Vicente del Bosque.

Dès 17h, l'affaire était déjà entendue. À l'annonce de la composition du XI espagnol, l'Italie était déjà en quarts de finale contre l'Allemagne. Pour la quatrième fois, Vicente del Bosque a aligné le même système et les mêmes joueurs. Celui qui aura fait vaguement illusion en phase de groupes. Plus les jours avançaient, plus la possibilité de voir des joueurs frais titularisés s'amenuisait. Les médias espagnols ont essayé d'y croire, mais " El Marqués " et son staff se sont embourbés. Une équipe est souvent le miroir de son entraîneur. Italie-Espagne a été un modèle du genre. D'un côté, un Antonio Conte bondissant, rugissant. De l'autre, un VDB engoncé dans sa guérite, tentant vainement de remonter son équipe. Mollement. Del Bosque n'a rien transmis à son effectif. Cet Italie-Espagne, c'était une équipe contre 11 joueurs. Du choix des 23 au fracas de Saint-Denis, la Roja a essayé de masquer l'évidence : il y a un problème interne profond. Depuis 2014, rien n'a été fait en ce sens. Les attaques des joueurs sur le rôle de la presse sont souvent un indicateur précis de la réalité. Il fallait du sang neuf à la tête de la Selección. Del Bosque n'était pas trop chaud pour rester. Ángel María Villar, le président de la Fédération, l'en a finalement persuadé. Le pire, c'est que l'Espagne n'a pas tellement de solution de rechange et VDB pourrait rempiler 2 ans.

La faillite prévisible du milieu


Face à cette Italie bien plus talentueuse qu'il n'y paraît, il ne faut jamais au grand jamais être mené au score. Sa défense est sa meilleure arme, sa rampe de lancement. Pendant toute la première période, l'Italie a marché sur la Roja. C'en était indécent. Rentrer au vestiaire avec seulement un but de retard tenait presque du miracle. En l'espèce, Conte n'a pas fait un " coup ". Il a juste appliqué son plan parfaitement rodé. C'était au sélectionneur espagnol de porter ses " huevos " et d'innover. Sans doute étourdi par le match potable de Cesc Fàbregas contre la Croatie, Del Bosque a de nouveau fait confiance au Catalan. Grosse erreur. De Rossi, Parolo et Giaccherini s'en sont donné à cœur joie au milieu. Une véritable humiliation. En refusant de choisir, VDB a creusé la tombe de l'Espagne. En complément de Sergio Busquets, Koke aurait été bien meilleur, lui dont le sens tactique aiguisé…


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