"Déjà, on va dans une salle de muscu qui n'est pas la nôtre..."

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"Déjà, on va dans une salle de muscu qui n'est pas la nôtre..."
"Déjà, on va dans une salle de muscu qui n'est pas la nôtre..."

Ces gars sont les pionniers du Gaz d'aujourd'hui. Ils ont tout connu, de la CFA à la Ligue 1, depuis l'été dernier. Six mois après, Louis Poggi, Rodéric Filippi et Clément Maury se posent pour regarder dans le rétro. Entre les olives, un Vittel Citron et quelques mousses.

Six mois après être arrivés en Ligue 1, est-ce que vous mesurez enfin le chemin parcouru ? Louis Poggi : Je pense qu'on s'imagine. Eux peut-être un peu moins que moi, vu que j'ai joué pour la première fois au Gazélec à 17 ans, en 2001. On a joué au même niveau et c'est vrai que pour nous, personnellement, je pense que c'est un rêve qui s'est réalisé. Tout est allé tellement vite que je pense que c'est surtout par la suite, quand on se posera, qu'on se rendra compte. Regarde, en 2010, on était encore en CFA. On a fait National, Ligue 2, National, Ligue 2 et là, boum, la Ligue 1. Il faut comprendre qu'au départ, on n'avait rien. Juste un terrain, le terrain d'honneur, et pour le reste, on squattait à droite, à gauche.
Clément Maury : Tu vois, moi, c'est surtout quand je regarde les infrastructures, quand tu réfléchis aux conditions, que je me rends compte de cette évolution. Le reste, c'est pas comme si tu passais directement du CFA à la Ligue 1 en changeant de club, que tu te dis : "Putain la chance que j'ai !" Là, non, arriver en Ligue 1, ça a mis cinq ans, et pour Louis, 42 ans ! Comme tu le vis au quotidien, tu as le temps de te préparer à ça. Bien sûr, on a été les premiers surpris, mais tu peux t'y faire au fur et à mesure.
LP : En fait, il faut vraiment être présent depuis toutes ces années pour bien comprendre l'évolution du club.
CM : Oui, clairement. Mais le reste, par exemple, quand on joue le week-end, qu'on a fait notre match, au-delà de la médiatisation que tu as autour, est-ce que tu as vraiment l'impression qu'on a emmené le club du CFA à la Ligue 1 ?
LP : Quand on joue à domicile, c'est sûr, on se sent toujours comme on était en CFA.

Justement, vous avez ce passé commun, cette histoire ensemble. On peut se poser une question légitime : quand vous ne serez plus là, qui transmettra ce passé ? CM : En réalité, il y a déjà des moments où on ne l'a pas bien fait. Quand on n'y arrivait pas en septembre, on avait discuté entre nous et on se demandait si on ne s'était pas manqués sur la transmission de cette histoire commune aux nouveaux joueurs. Peut-être que certains n'avaient pas encore compris où ils étaient. Et en matière de médiatisation, le fossé aussi est immense.
LP : Je pense que c'est un tout. Il y avait aussi la…







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