Dégringolade des Bourses européennes

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont subi jeudi leur plus forte baisse en une séance depuis 19 mois, chutant pour la plupart de plus de 3%, tandis que Wall Street subissait un déclin plus modéré, à la suite de la confirmation la veille par la Réserve fédérale des Etats-Unis de sa volonté de ralentir ses rachats d'actifs d'ici la fin de l'année.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 3,66% (-140,41 points) à 3.698,93 points. Le Footsie britannique a perdu 2,98% et le Dax allemand a cédé 3,28%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 a décliné de 3,63%.

Ben Bernanke, président de la Fed, a annoncé mercredi que l'institut d'émission pourrait commencer à revoir à la baisse son programme de rachats d'actifs, dit "QE3", plus tard dans l'année avant d'y mettre un terme vers la mi-2014.

Les marchés se préoccupent en outre d'une contraction annoncée de l'activité manufacturière chinoise ce mois-ci, ce qui laisse entrevoir un nouvel affaiblissement de la croissance de la deuxième économie mondiale entre avril et juin.

Les indices des valeurs minières, automobiles et des biens de consommation, qui bénéficient toutes du marché chinois, ont connu des baisses comprises entre 3,5% et 4,2%.

La Fnac a chuté de 13,64% à 19 euros, à l'issue de son premier jour de cotation, à la suite de sa scission du groupe Kering, ancien PPR. Toutes les composantes de l'indice Euro Stoxx 50 ont terminé dans le rouge.

Aux Etats-Unis, Wall Street est en baisse, le Dow Jones perdant 1,33% à 14.910,92 points, et le Standard & Poor's, plus large, reculant de 1,46% à 1.605,16 points, vers 15h55 GMT.

L'indice MSCI des marchés émergents, qui avaient été les premiers à profiter de la politique accommodante de la Fed, recule lui de 4,02%.

Les marchés obligataires réagissent aussi violemment aux annonces de la banque centrale américaine. Les futures sur le Bund allemand sont en baisse de près de 1%, après avoir atteint dans la journée leur plus bas niveau depuis février, tandis que les rendements de dettes moins bien notées, par exemple italienne ou espagnole, augmentent fortement.

La perspective du ralentissement de l'assouplissement quantitatif de la Fed, ainsi qu'un indice encourageant pour l'activité économique américaine, profitent au dollar, qui se renforce face à l'euro et au yen. Face à un panier de six monnaies, dont les devises européennes et japonaises, le dollar gagne 0,71%.

Autre conséquence de l'inquiétude des investisseurs, le cours du baril de Brent chute de près de 3%, sous la barre des 103 dollars, tandis que celui du baril de brut US enregistre un déclin semblable, aux alentours de 95,5 dollars.

Le cours de l'or est lui tombé à son plus bas niveau depuis deux ans et demi, et a perdu près de 4% sous la barre des 1.300 dollars l'once, ce qui accentue la chute des valeurs minières, déjà affectées par les préoccupations au sujet de la croissance chinoise.

Julien Dury pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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