Dégradation : 347 immeubles à Paris présentent un risque

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Ce chiffre augmente d'année en année. 44 % d'entre eux avaient déjà été repérés l'an dernier et font l'objet d'un suivi par les services de la ville. Le nord-est parisien est particulièrement visé.

Les immeubles parisiens s'usent au gré des années. Et la rive droite - beaucoup plus que la rive gauche - est particulièrement touchée. C'est le constat de l'Observatoire de la prévention et de la dégradation des immeubles d'habitation à Paris, publié par l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme). À Paris, 347 immeubles sont jugés «à surveiller en 2014». Et depuis 2008, date de la première étude de cet acabit, les chiffres n'ont pas cessé d'augmenter... De 212 immeubles à cette date, nous sommes passés à 328 en 2011 jusqu'à atteindre 347 aujourd'hui.

«Les résultats de 2014 sont très semblables à ceux obtenus les années précédentes en termes de nombre d'immeuble et de géocgraphie», note l'étude. Près de 70% des immeubles concernés se situent dans le nord-est parisien, soit les 17, 18, 19, et 20ème arrondissements. C'est le 18ème arrondissement qui est le plus concerné puisque sur les 347 immeubles décomptés, 92 s'y trouvent, soit 27%: les quartiers de la Porte de Clignancourt, la Goutte d'Or, et La Chapelle sont particulièrement touchés.

Quelles mesures pour ces immeubles visés?

Il faut noter aussi que depuis 2011, deux indices supplémentaires ont été ajoutés à la méthode qui sert à décréter si un immeuble présente un risque de dégradation. Parmi ces indices, on compte notamment la forte concentration de petits logements locatifs, les problèmes de sécurité (incendies, intoxications diverses...), le respect du règlement sanitaire, ou encore les factures d'eau de l'immeuble impayées... Dans un rapport sur le mal- logement, la fondation Abbé Pierre pointait au début de l'année 2014 la fragilisation de certaines copropriétés.

Cette étude notait notamment qu'une spirale infernale peut s'enclencher dès lors que certains occupants ne paient pas leurs charges, entraînant ainsi des dysfonctionnements dans les services et équipements collectifs (entretien, éclairage, ascenseurs, chauffage, etc.), une dégradation des parties communes et des logements pouvant aller jusqu'à l'insalubrité. Face à cette évaluation, différents dispositifs - comprenant des expertises sur places - ont été mis en œuvre par la ville de Paris: suivi très méticuleux du Service Technique de l'Habitat, intégration au dispositif d'Opération d'Amélioration de l'Habitat Dégradé, actions coercitives incluant des prescriptions de travaux... Il faut savoir que dans 77% des cas, les propriétaires ou le syndic estiment que des travaux lourds sont nécessaires.

Sur ces 347 immeubles, 44% avaient déjà été répertoriés dans l'étude de l'année dernière. 67 d'entre eux (soit 19%) appartiennent chacun à un seul et même propriétaire. Les immeubles restants sont des copropriétés.

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  • s.jansse le lundi 17 nov 2014 à 09:08

    ben oui c est quoi cette question ....

  • heimdal le samedi 15 nov 2014 à 18:49

    Tu rases un immeuble et qui paie les logements des propriétaires ;le contribuable ?

  • frk987 le vendredi 14 nov 2014 à 17:51

    La moitié de Paris est à raser, il faudrait refaire une opération Hausmann, mais vu le prix de l'immobilier pour ces nids à cafar..ards...pas de risque que ça ce fasse avant plusieurs siècles.