Déficits-Pour Sarkozy, la France devra renégocier avec l'UE

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    PARIS, 26 septembre (Reuters) - L'ex-chef de l'Etat Nicolas 
Sarkozy, candidat à la primaire de la droite pour l'élection 
présidentielle de 2017, a rejeté lundi l'avertissement du 
commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, 
concernant les déficits publics de la France. 
    L'ancien ministre français a répété dimanche qu'il n'était 
pas question pour l'Union européenne d'autoriser de nouveau la 
France à s'affranchir de la règle qui impose de contenir les 
déficits publics sous le seuil de 3%.   
    "Les leçons données par M. Moscovici, qui a été le ministre 
de l'Economie de Hollande, ça prêterait à rire si ce n'était pas 
grave", a déclaré Nicolas Sarkozy à Europe 1. 
    "Quel que soit le président de la République en 2017, il 
devra renégocier (...) parce que François Hollande a menti une 
fois de plus : le déficit, aux dires même du président de la 
commission des finances de l'Assemblée nationale, ne sera pas à 
3% mais sera à 4%", a-t-il ajouté. 
    L'actuel chef de l'Etat et son gouvernement se sont engagés 
à ramener les déficits publics de la France à 2,7% en 2017. 
    La sincérité de cet engagement est contestée par le député 
Gilles Carrez, membre du Parti Les Républicains (LR) comme 
Nicolas Sarkozy et président de cette commission des finances. 
    Dans un argumentaire destiné aux candidats à la primaire de 
droite, il estime qu'un "creusement temporaire (des) déficits en 
début de quinquennat fait sens économiquement parlant" et juge 
compromis l'objectif affiché par le gouvernement de gauche. 
    Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il voulait à la fois diminuer 
les impôts et les dépenses publiques s'il était élu, en faisant 
voter deux projets de loi en ce sens dès juillet 2017.  
    Il a également réitéré sa promesse de supprimer 300.000 
postes de fonctionnaires et toutes les cotisations sociales sur 
les emplois familiaux.  
    Il a dit vouloir augmenter de 25% le temps de travail des 
enseignants, porter à 37 heures la durée hebdomadaire du travail 
dans la fonction publique et faire passer l'âge légal de départ 
à la retraite à 63, puis 64 ans. 
    Il a en revanche dit qu'il reviendrait sur le prélèvement à 
la source de l'impôt sur le revenu, que le gouvernement actuel a 
décidé d'instaurer. Il s'est aussi dit contre l'idée d'un revenu 
garanti universel, prôné par le Premier ministre, Manuel Valls. 
Mais il s'est déclaré favorable à une fusion des minima sociaux 
dans une allocation unique plafonnée à 75% du smic. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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