Déficits : les raisons d'une transgression

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Alain Juppé, Francois Fillon et Nicolas Sarkozy à La Baule pour les Universités d'été "Les Républicains".
Alain Juppé, Francois Fillon et Nicolas Sarkozy à La Baule pour les Universités d'été "Les Républicains".

Les principaux candidats à la primaire de droite assument désormais un dérapage « temporaire » du déficit public, quitte à retarder l’hypothétique retour à l’équilibre des finances publiques.

La droite a osé : prôner le redressement et laisser filer les déficits, une fois de plus, « temporairement » jure-t-elle. Mais, qui sait ? Même le très sérieux François Fillon qui s’était naguère ému d’un « Etat en faillite » reconnaît que s’il est élu président de la République, la France accusera un déficit public de 4,7 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017 et encore de 4,5 % en 2018, très au-dessus de la barre des 3 % autorisés par Bruxelles.

Un sacré virage si l’on se souvient des efforts déployés par Les Républicains pour faire oublier les années post-crise financière où tout, brusquement, s’était emballé.

En 2010, Nicolas Sarkozy n’était-il pas allé jusqu’à vouloir inscrire dans la Constitution française une « règle d’or » pour revenir à l’équilibre ? Promesse de Gascon : aujourd’hui les principaux candidats à la primaire assument tous un dérapage « temporaire » du déficit public. En clair, le cocktail de baisses d’impôts et de charges sociales qui serait présenté aux Français si ces candidats étaient élus, mettrait le pays une nouvelle fois en infraction avec le pacte de stabilité, retardant d’autant l’hypothétique retour à l’équilibre des finances publiques.

Une constante : depuis 1974, aucun gouvernement, de droite ou de gauche, n’a été capable de présenter un budget en équilibre, si bien que la dette publique frôle désormais les 100 % du PIB. Pas très sérieux ! Et pourtant deux bonnes raisons poussent la droite à de nouveaux accommodements.

Baisse de 10 %...

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  • vmcfb il y a 3 mois

    Le plan:1. faire un Grenelle de la dépense publique: on supprime tout ce qui n'est pas du domaine régalien,2. on bloque toutes les prestations sociales au niveau actuel: zéro % d'augmentation3. mise à l'équilibre de force des systèmes sociaux (maladie, retraite..).Courage!

  • vmcfb il y a 3 mois

    La France est en faillite.. participation de l'état sur les sociétés cotées: 80 milliards, et en face 2000 milliards de dette.. le mur est là.