Déficits-La CE accorderait un nouveau délai à Madrid et Lisbonne

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    BRUXELLES, 3 juillet (Reuters) - La Commission européenne 
accordera mardi trois semaines supplémentaires à l'Espagne et au 
Portugal pour annoncer des mesures de réduction de leurs 
déficits et éviter des sanctions, a-t-on appris auprès d'une 
source au fait des délibérations au sein de l'exécutif 
bruxellois.  
    Cette décision représente un compromis entre les tenants 
d'une stricte orthodoxie budgétaire, emmenés par l'Allemagne, et 
les partisans d'une plus grande souplesse face à une croissance 
atone, un taux de chômage élevé et la montée en puissance des 
partis europhobes.  
    Le président du Conseil italien Matteo Renzi a ouvertement 
appelé ces derniers jours la Commission à ne pas infliger 
d'amende à Madrid ou Lisbonne, tandis que le président de la 
Bundesbank, Jens Weidmann, a au contraire réclamé l'application 
à la lettre des règles budgétaires européennes.  
    Lors d'une réunion mardi à Strasbourg, la Commission 
reprochera à l'Espagne et au Portugal de ne pas avoir pris des 
mesures efficaces pour corriger des déficits excessifs au regard 
des normes européennes mais ne proposera pas de sanctions, a 
déclaré la source européenne.  
    La CE donnera aux deux pays jusqu'au 27 juillet pour 
proposer des remèdes efficaces afin d'échapper aux sanctions 
financières prévues par les textes européens, même si celles-ci 
n'ont jamais été appliquées.  
    La Commission a décidé en mai dernier de donner à l'Espagne 
et au Portugal un an de plus pour réduire leurs déficits, mais 
sous la pression des tenants de l'orthodoxie, a ajouté qu'elle 
se réunirait début juillet pour savoir s'il fallait sanctionner 
les précédents dépassements.   
    En 2015, l'Espagne a affiché un déficit de 5,1% du produit 
intérieur brut, contre un objectif de 4,2% négocié avec ses 
partenaires de l'UE pour revenir progressivement sous la limite 
des 3% fixés par les normes européennes.  
    Le Portugal a enregistré un déficit de 4,4% du PIB, alors 
qu'il s'était engagé à passer sous la barre des 3%. 
 
 (Rédaction de Bruxelles; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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