Déficits-Il n'y aura plus de sursis pour la France-Moscovici

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    PARIS, 21 septembre (Reuters) - Il n'y aura plus ni sursis 
ni exception pour la France en matière de respect des règles 
budgétaires européennes, prévient de nouveau le commissaire 
européen aux Affaires économiques et financières, Pierre 
Moscovici, mercredi dans Le Figaro. 
    Le ministre français de l'Economie et des Finances, Michel 
Sapin, a réitéré mardi l'objectif du gouvernement actuel de 
déficits publics ramenés à 2,7% du PIB en 2017, sous le seuil de 
3% imposé par le pacte de stabilité européen. 
    Mais les sondages ne donnent pratiquement aucune chance à la 
gauche de rester au pouvoir en 2017, après les élections 
présidentielles et législatives du printemps et les prétendants 
de droite, comme certains de leurs rivaux potentiels de gauche, 
laissent entendre qu'ils s'affranchiront de cette règle. 
    "La règle demeure et la Commission européenne ne la changera 
pas, quel que soit le gouvernement au pouvoir", déclare Pierre 
Moscovici dans une interview accordée au Figaro. "Que la gauche 
ou la droite soit au pouvoir, la France devra respecter les 3%." 
    "Il n'y aura ni sursis supplémentaire, ni entorse, ni 
exception pour la France", ajoute-t-il. "Le déficit public doit 
tomber nettement en dessous de 3% en 2017 selon nos critères, 
qui ne sont pas ceux de Paris." 
    Le commissaire européen, lui-même ancien ministre français 
des Finances, prévient encore que les chiffres seront vérifiés 
"à l'épreuve des faits" fin 2017 
    Il estime que la relance de la croissance ne passe pas par 
plus de déficits publics, pas plus en France qu'en Italie. 
    "Pour moi, l'argument est clos", insiste-t-il. "Tout euro 
consacré au fardeau de la dette accumulée ampute les moyens de 
l'Etat et réduit l'investissement." 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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