Déficit : pourquoi la France devra faire des efforts d'économies supplémentaires

le , mis à jour le
26
Michel Sapin et François Hollande refusent de prendre le risque de casser la croissance en réduisant trop vite les dépenses publiques.
Michel Sapin et François Hollande refusent de prendre le risque de casser la croissance en réduisant trop vite les dépenses publiques.

Il se passe incontestablement quelque chose sur le front budgétaire. Alors que François Hollande n'a jamais atteint ses prévisions de croissance - et donc de déficit -, ni en 2013 ni en 2014, il pourrait enfin y parvenir jusqu'à 2017. Bercy a levé le voile, mercredi soir, sur les grandes lignes de sa trajectoire budgétaire, que la France doit soumettre à Bruxelles le mois prochain dans "son programme de stabilité" annuel. Pour restaurer sa crédibilité budgétaire perdue, le ministre des Finances Michel Sapin a revu ses espérances de croissance à la baisse, à peine quelques mois après leur adoption définitive par le Parlement dans la loi de programmation des finances publiques. Une manière d'avouer qu'elles étaient une nouvelle fois trop optimistes. "Nous n'utilisons aucun biais" (Michel Sapin)Avec 1 % cette année, puis 1,5 % en 2016 et en 2017 (au lieu de 1,7 % et 1,8 %), les cibles de Sapin semblent désormais tout à fait atteignables, ce qui devrait garantir le retour sous les 3 % de déficit d'ici 2017, comme promis à ses partenaires européens. D'autant que ses hypothèses d'inflation se révèlent elles aussi conservatrices. "Nous n'utilisons aucun biais pour afficher une trajectoire de déficit plus favorable", se félicite Michel Sapin dans une interview aux Échos de jeudi. Paris ambitionne de revenir à 3,8 % de déficit par rapport au PIB cette année, 3,3 % l'année prochaine, et 2,7 % fin 2017. "Notre trajectoire est...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3366730 le vendredi 10 avr 2015 à 23:18

    Rappelons que la dépense public a augmentée au minimum de 1,4% par an (1,5%, 1,4%, 1,8%) et des impôts et taxes supplémentaires + 90 milliards en trois ans, une augmentation jamais vue du chômage + 950 000 et des faillites des entreprises privées. Il serait temps que l'état fasse de réelles économies....

  • M4709037 le vendredi 10 avr 2015 à 14:43

    La Grèce demande à la France de faire plus pour respecter ses engagements européens ! (rires)

  • M1945416 le vendredi 10 avr 2015 à 11:29

    on a 1 élu pour 104 habitant ( les anglais ont 1 élu pour + de 2000 habitant ) tout ce monde là , pour justifier leurs salaires , régimes spéciaux , locaux frais ext , pondent des textes , des lois et des règlements qui en général pou ri sent la vie des autres et ruinent le pays, on fait quoi???

  • 445566ZM le vendredi 10 avr 2015 à 10:50

    Quand je lis "fin 2017", je comprends "jamais". Et si les journalistes et le ministère parlaient de vrais chiffres. Déficit 2014: 88 milliards (380-290), soit 30 %. Un fonctionnaire sur quatre est payé par des nouveaux emprunts. Les taux augmenteront prochainement, et le service de la dette absorbera quelques milliards de plus.

  • M8252219 le vendredi 10 avr 2015 à 10:14

    DROIT DANS LE MUR 57% DES RICHES PRODUITES ENGLOUTIE PAR LE FONCTIONNEMENT DE NOTRE SYSTÈME SOCIAL, les statuts et régimes spéciaux les fonctionnaires les élus. Privilégiés d'un système ou on retrouve les mêmes aux commandes: élus,fonctionnaires et syndicats.

  • soulamer le vendredi 10 avr 2015 à 09:24

    les fonctionnaires sont de plus en plus nombreux ils doivent accepter de se partager le gateau il n'est plus extensible comme a une certaine epoque

  • lorant21 le vendredi 10 avr 2015 à 09:19

    toujours aucune crédibilité.

  • M9035148 le vendredi 10 avr 2015 à 09:15

    On attends depuis 3 ans des économies structurelles qui n'arrivent toujours pas......

  • M3366730 le jeudi 9 avr 2015 à 20:08

    Rappelons que la dépense public a augmentée au minimum de 1,4% par an (1,5%, 1,4%, 1,8%) et des impôts et taxes supplémentaires + 90 milliards en trois ans, une augmentation jamais vue du chômage + 950 000 et des faillites des entreprises privées. Il serait temps que l'état fasse de réelles économies....

  • M7403983 le jeudi 9 avr 2015 à 19:18

    En espérant que le pétrole , l'euro et les taux d'intérêts restent en basses eaux... Sinon gare aux débordements !