Déficit : pourquoi Berlin a épargné des sanctions à l'Espagne et au Portugal

le
0
Wolfgang Schäuble et Pierre Moscovici se sont rencontrés la semaine dernière au G20, à Chengdu, en Chine.
Wolfgang Schäuble et Pierre Moscovici se sont rencontrés la semaine dernière au G20, à Chengdu, en Chine.

La décision est tombée mercredi. La Commission européenne a décidé de proposer aux ministres des Finances de la zone euro "l'annulation" des sanctions financières prévues par les règles européennes à l'encontre de l'Espagne et du Portugal pour dérapage budgétaire. Une telle magnanimité de la part du gendarme budgétaire de la zone euro n'allait pas de soi. Clairement, Madrid et Lisbonne n'avaient pas respecté leurs engagements de réduction du déficit de 2013 à 2015. Et risquaient une amende pouvant atteindre 0,2 % de leur PIB pour non-respect du pacte de stabilité et de croissance, ce qui aurait été une première historique.

Les annuler pouvait donc passer pour du laxisme, surtout aux yeux de ceux qui voient dans le respect des règles de la copropriété de la zone euro une condition indispensable à la cohabitation. Mais "Bruxelles" pouvait-elle risquer d'attiser le ressentiment à l'égard de l'Europe, souvent pointée du doigt pour son orientation autoritaire depuis le début de la crise, quelques semaines à peine après le Brexit ? Coincés entre le marteau et l'enclume, les 28 commissaires désignés par les États membres, mais censés incarner l'intérêt général européen, ont donc eu la lourde tâche de trancher sur une question qui résume à elle seule la division entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. "On a décidé de ne pas sanctionner, on est critiqués. Mais si on avait maintenu les amendes, on l'aurait été aussi",...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant