Déficit : le gouvernement abaisse sa prévision de 4,3 % à 4,1% en 2015

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Déficit : le gouvernement abaisse sa prévision de 4,3 % à 4,1% en 2015
Déficit : le gouvernement abaisse sa prévision de 4,3 % à 4,1% en 2015

Alors que la Commission européenne table sur un déficit public de la France à 4,5% du PIB en 2015, Michel Sapin, le ministre des Finances vient d'abaisser sa prévision de 4,3 % à 4,1% pour l'an prochain. Selon Bercy, cette baisse est possible grâce notamment aux 3,6 milliards de «nouvelles mesures», dont celles destinées à lutter contre la fraude et l'optimisation fiscale, annoncées à la fin du mois d'octobre. Mais aussi parce que la France bénéficie de taux d'intérêt bas pour emprunter.

Selon le ministre des Finances, cette révision «aura un impact sur 2016 et 2017» et permettra notamment au déficit 2017 d'être «largement en dessous de 3%», soit le seuil maximum fixé par les traités européens, a-t-il déclaré, ce mercredi, lors d'une conférence de presse sur la stratégie économique, budgétaire et fiscale du gouvernement.

Ces chiffres sont loin d'être aussi pessimistes que ceux de la Commission européenne qui considère la France comme étant le mauvais élève de la classe avec des objectifs budgétaires intenables. Les prévisions de Bruxelles sont beaucoup plus moroses : un déficit public de 4,4% du PIB en 2014, 4,5% en 2015 et de 4,7% en 2016... 

Pour autant, Michel Sapin semble confiant. Il a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de nouvelles hausses d'impôts pour les trois années à venir, ni en 2015, ni en 2016, ni en 2017. Désormais, «les seules contributions qui sont appelées à augmenter, le seront au titre des décisions déjà prises», a-t-il martelé.

Parmi les hausses à attendre dues aux décisions passées figure ainsi la contribution au service public de l'électricité, qui finance les énergies renouvelables et «continuera d'augmenter au cours des prochaines années». Le ministre a également évoqué la «hausse programmée des cotisations retraite, côté patronal comme du côté salarial, qui augmenteront en 2016 et en 2017».

Courrier de Michel Sapin adressé à la Commission ...

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  • M547654 le mercredi 3 déc 2014 à 12:07

    Le plus gros poste de dépense c'était les intérets de la dette. Miracle, les interets de la dette ont été divisés par 2 grace à la BCE. Miracle, le deficit ne baisse pas. Mais ou va l'argent ? Notre argent ? C'est quoi ce gouvernement ? Des voleurs ou des nuls ?

  • M8544334 le mercredi 3 déc 2014 à 12:01

    Et devinez comment ils s'y prennent? En pondant une taxe sur les surfaces commerciales et au final devinez qui la paiera? ......