Déficit : le discret bras de fer entre Bruxelles et Paris

le
5
Pierre Moscovici et Michel Sapin négocient discrètement sur les objectifs assignés à la France en matière de déficit.
Pierre Moscovici et Michel Sapin négocient discrètement sur les objectifs assignés à la France en matière de déficit.

"Circulez, il n'y a rien à voir." Officiellement, Michel Sapin est très satisfait du nouveau délai de deux ans accordé par la Commission européenne la semaine dernière. En fixant un objectif de 4 % de déficit fin 2015, 3,4 % en 2016 et 2,8 % en 2017, le gendarme budgétaire européen a validé, peu ou prou (4,1 %, 3,6 % et 2,7 %), la trajectoire votée fin 2014 dans la loi de programmation des finances publiques, rabâche le ministre français des Finances à qui veut bien l'entendre.

À écouter l'ami de trente-cinq ans de François Hollande, c'est même la preuve que les prêches du président français et de son Premier ministre pour la "réorientation de l'Europe" ne se sont pas perdus dans le désert.

L'Europe "réorientée" ?

Dès son arrivée à Matignon, à l'été 2014, Manuel Valls revendiquait dans son discours de politique générale les fameux 50 milliards d'économies de 2015 à 2017, un effort sans précédent. En échange de quoi, il réclamait une politique monétaire plus accommodante, une baisse de l'euro, davantage d'investissements ainsi qu'un relâchement de la politique de rigueur.

On y est. L'euro est passé de 1,50 dollar à à peine plus de 1,10, un niveau jamais vu depuis plus de 10 ans ; la BCE s'apprête à lancer son programme de dette publique dont la simple perspective a déjà fait diminuer les taux d'intérêt. Quant à la nouvelle Commission européenne, elle a remisé le dogme de l'austérité budgétaire au...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • d.jousse le vendredi 6 mar 2015 à 12:25

    Ils jouent la petit bras en pensant que FH peut repasser en 2017. C'est là qu'ils se trompent. Perdu pour perdu, ils devraient faire les bonnes réformes. Comme quoi, ce qui les intéressent c'est leur fauteuil bien confortable. La France ils s'en moquent. Après 2017, ils passeront aux oubliettes pour longtemps.

  • Toti1926 le vendredi 6 mar 2015 à 12:23

    Toujours reculer pour mieux sauter... dans l'abîme! Ce ne sera jamais qui creuse le trou qui le rebouchera, ils sont tranquilles ! Nous sommes là, contribuables, pour cracher au bassinet.

  • soulamer le vendredi 6 mar 2015 à 11:55

    Pierrot le fou et ben hur michel

  • soulamer le vendredi 6 mar 2015 à 11:51

    bras de fer autour d'un gros guelleton au frais de la republique-)

  • M8252219 le vendredi 6 mar 2015 à 11:47

    SIVENS OU la déliquescence du gouvernement .126 milliards d'impôts de plus depuis 2012 et le déficit continu d'augmenter. 500.000 CHÔMEURS DE PLUS. c'est ce qui s'appelle une submersion de ratés de loupés d'incompétence et d'irresponsabilité.