Déficit-La France a confirmé le respect des objectifs-Moscovici

le
0
    PARIS, 25 novembre (Reuters) - Le ministre français des 
Finances, Michel Sapin, s'est engagé devant l'Eurogroupe à 
respecter les objectifs budgétaires annoncés pour les deux 
années qui viennent et à faire repasser "clairement et 
nettement" le déficit public sous 3% du PIB en 2017, a déclaré 
mercredi Pierre Moscovici. 
    Le commissaire européen aux Affaires économiques et 
monétaires a réaffirmé en outre que Bruxelles était prêt à 
appliquer un traitement spécifique aux nouvelles dépenses de 
sécurité annoncées après les attentats du 13 novembre pour le 
calcul des déficits de la France.   
    Leur impact sera évalué "en temps voulu" par la Commission 
mais elles ne devraient pas, au vu de leur montant - 600 
millions d'euros - faire déraper les finances publiques 
françaises, a-t-il estimé lors d'une audition à l'Assemblée 
nationale. 
    "Nous n'avons pas de raisons de penser à ce stade, au vu des 
chiffres présentés (...), que la trajectoire des finances 
publiques françaises soit substantiellement modifiée", a-t-il 
dit. 
    Pierre Moscovici a souligné que, devant l'Eurogroupe, Michel 
Sapin s'était "engagé à respecter les objectifs budgétaires du 
pays en 2016 comme en 2017". 
    Le ministre des Finances "s'est engagé à ce que la France 
passe clairement et nettement sous les 3% en 2017", a-t-il 
ajouté. "Aujourd'hui, il n'y a pas de raisons de l'attester mais 
pas de raison non plus d'en douter", a ajouté le commissaire. 
    Des doutes sont apparus quand le président François Hollande 
 a déclaré devant le Congrès que les dépenses générées par la 
hausse des effectifs des forces de l'ordre et de la justice 
qu'il venait d'annoncer ne serait pas compensée, estimant que 
"le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité". 
  
    Le gouvernement a depuis chiffré leur coût à 600 millions 
d'euros pour 2016, soit l'équivalent de 0,03% du produit 
intérieur brut ou 0,15% du projet de budget 2016.   
    "Nous sommes devant des dépenses qui sont suffisamment 
significatives pour permettre des mesures fortes mais qui ne 
sont pas de nature à faire dévier la trajectoire budgétaire 
française, donc pas de contradiction pour nous entre sécurité et 
stabilité", a encore dit Pierre Moscovici.   
    La trajectoire des finances publiques remise par le 
gouvernement français à la Commission européenne au printemps  
prévoit de ramener le déficit public à 3,3% du PIB l'an 
prochain, contre 3,8% attendu cette année, puis 2,7% en 2017.  
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux