Déficit : Cambadélis juge «inévitable» de renoncer à l'objectif des 3% en 2015

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Déficit : Cambadélis juge «inévitable» de renoncer à l'objectif des 3% en 2015
Déficit : Cambadélis juge «inévitable» de renoncer à l'objectif des 3% en 2015

On imagine mal que l'Elysée et Matignon n'aient pas été associés à la sortie du patron du PS. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, juge «inévitable» d'abandonner l'objectif d'un déficit public de 3% du PIB en 2015, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi.

«Ces seuils ont été fixés avant la crise. Et aujourd'hui, il y a une nouvelle situation. On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte», ajoute-t-il dans cet entretien mis en ligne mercredi soir sur le site internet du quotidien. Confronté à une situation budgétaire délicate, la France pourrait donc ne pas pouvoir honorer son objectif d'un déficit public de 3% de son PIB en 2015. 

En septembre 2013, Paris avait obtenu de Bruxelles un délai de deux ans pour passer sous la barre des 3%, objectif initialement  fixé pour 2013, et promis de ramener son déficit public à 3,6% du PIB fin 2014 et 2,8% fin 2015. C'est ce calendrier que Cambadélis juge désormais intenable cmpte tenu de la dégradation de la situation économique.

Le patron du Parti socialiste s'exprime alors que l'INSEE a publié ce mercredi les chiffres de l'inflation. En juillet les prix à la consommation ont fléchi de 0,3% laissant craindre aux experts un risque de déflation que François Hollande et Manuel Valls brandissent comme une menace sur la situation économique du pays.

Des objectifs de croissance intenables

A en croire une série d'indicateurs dévoilés vendredi, l'économie française, en panne au printemps, n'a pas gagné en dynamisme cet été, ce qui promet une rentrée à haut risque sur le plan budgétaire comme politique. Selon la Banque de France, l'avenir immédiat s'annonce difficile avec une croissance de 0,2% du PIB pour la période juillet-septembre.

Le Ministre des finances, Michel Sapin aurait déjà averti vendredi que la croissance française, initialement fixée à 1% ne devrait dépasser les 0,5% du PIB en ...

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  • M2734309 le jeudi 14 aout 2014 à 08:55

    Marrant ça, la crise a commencé pile poil le jour où glandouille 1er a été élu par une bande de décérébrés !