Déferlante Im Kwon-taek à la Cinémathèque

le
0
"Le Chant de la fidèle Chunhyang", d'Im Kwon-taek (2000)
"Le Chant de la fidèle Chunhyang", d'Im Kwon-taek (2000)

Le prolifique cinéaste coréen, qui fait l’objet d’une rétrospective à la Cinémathèque française, à Paris, continue de renier une grande partie de son œuvre.

Il y aurait, sur la planète cinéma, un léger paradoxe Im Kwon-taek. L’exemple d’un cinéaste réputé majeur, figure tutélaire du cinéma coréen, grand nom du cinéma mondial, dont pourtant personne n’aurait vu, hors de Corée, ne serait-ce que le tiers des films. Imposture de cinéphiles ? Plus compliqué.

Agé de 81 ans, toujours en activité, Im Kwon-taek a signé depuis 1962, au cours d’une carrière qu’il convient de qualifier d’héroïque, le nombre non négligeable de 102 films qui légendent, un peu à la manière de l’œuvre de John Ford aux Etats-Unis, l’épopée nationale coréenne. Il a été découvert tardivement sur le plan international, et pas avant les années 1990 en France, et le rattrapage de l’immense part manquante de son œuvre ne s’est tout bonnement jamais fait. Pire, le suivi des œuvres qui aurait convenu, à compter de cette découverte, à un auteur de cet acabit fut erratique.

Cinquante films en dix ans Quelques titres auront néanmoins suffi à asseoir sa réputation, et à l’élever au rang des maîtres du cinéma mondial. Mandala (1981), qui l’a fait découvrir au festival de Berlin. Mais encore La Mère porteuse (1986), La Chanteuse de Pansori (1993), Le Chant de la fidèle Chunhyang (1999), Ivre de femmes et de peinture (2002). Le nombre de ses films distribués à l’extérieur de la Corée reste néanmoins dérisoire. Im Kwon-taek a sa part de responsabilité dans cette situation étrange. Ainsi qu’il nous le disait déjà en 2008, il souhaitait sincèrement que ses cinquante premiers f...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant