Défenseur des droits : «Pas question» de renoncer pour Toubon

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Défenseur des droits : «Pas question» de renoncer pour Toubon
Défenseur des droits : «Pas question» de renoncer pour Toubon

Quelques mots pour confirmer sa ferme intention d'aller au bout. Vilipendé par la gauche depuis une semaine, depuis que son nom circule pour occuper le poste de Défenseur des droits, Jacques Toubon est sorti de sa réserve. Dans un bref message à l'AFP ce mercredi, il a assuré qu'il n'était «pas question» pour lui de renoncer à cette nomination. «Le processus constitutionnel se poursuit.»

Prochaine étape : passer sur le gril de l'Assemblée. Le 2 juillet, l'ancien ministre de Jacques Chirac, choisi par François Hollande pour succéder à Dominique Baudis, doit être auditionné par une commission. Seule une majorité des trois cinquièmes peut empêcher son intronisation. Sauf que cette majorité qualifiée est «mathématiquement difficilement atteignable», selon le président (PS) de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas. 

Sa carrière passée au peigne fin

Ce grand oral n'est-il alors qu'une simple formalité? Non. D'abord parce que, dans le cadre de l'exercice de ce «pouvoir du Parlement», Jean-Jacques Urvoas a souhaité que l'audition soit «un vrai rendez-vous», qui s'appuiera sur «le travail d'investigation du rapporteur». Son nom : Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne. A charge pour lui d'éplucher la carrière publique de Jacques Toubon, ses prises de position en tant que député de Paris de 1983 à 1993, ses décisions en tant que ministre.

Taubira aurait refusé le poste

Le nom de Jacques Toubon ne serait sorti du chapeau qu'à la fin, selon le Canard Enchaîné. Le premier choix était l'actuelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui a décliné l'offre. Idem pour Jean-Louis Borloo, qui a récemment renoncé à tous ses mandats électoraux. Le nom de Xavier Darcos aurait aussi été envisagé. Au final, Valls et Hollande se sont mis d'accord sur le nom du chiraquien Toubon.

A coup sûr, ses votes contre l'abolition de la peine de mort ou contre la dépénalisation de ...

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