Defauts mortels : la patronne de General Motors licencie 15 responsables de la firme

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Defauts mortels : la patronne de General Motors licencie 15 responsables de la firme
Defauts mortels : la patronne de General Motors licencie 15 responsables de la firme

La présidente de General Motors a tranché. Quinze salariés du constructeur automobile, dont des ingénieurs et des juristes, ont été licenciés et cinq autres employés ont fait l'objet d'une procédure disciplinaire. Ces mesures sanctionnent les manquements qui ont abouti à la mort de 13 automobilistes, victimes d'avaries au volant de leur Chevrolet Cobalt, Pontiac G5 ou Saturne Ion.

La compagnie a également annoncé la création d'un fonds d'indemnisation des familles des victimes, sans communiquer le montant de l'enveloppe.

Mary Barra, la patronne du constructeur, en a informé les employés de la firme ce jeudi, au cours d'une réunion solennelle dans un centre technique de la banlieue de Detroit, la capitale américaine de l'automobile. Elle leur a communiqué le contenu d'un rapport impitoyable. «Je déteste vous entretenir de ceci tout comme vous détestez entendre tout cela, leur a-t-elle déclaré. Mais je veux que vous l'entendiez. Je veux que vous vous en souveniez. Je veux que vous ne l'oubliez jamais».

Les clés de contact tournent trop facilement

Les licenciements ne punissent pas seulement le grave défaut sur le contact. Elles viennent aussi sanctionner le manque de communication en interne qui a empêché GM de prendre les mesures qui auraient pu sauver des vies.

L'entreprise a mis plus de 10 ans pour rappeler près de 2,6 millions de véhicules afin de réparer la pièce défectueuse. Et pourtant, des responsables de GM étaient au courant du problème dès 2001.

Les drames auraient été causés par? des trousseaux de clés ou des porte-clés trop lourds. Lorsque la clé de contact de la voiture est trop lestée, elle peut soudain quitter la position «on» alors que le véhicule est en marche. Le moteur s'éteint et le conducteur perd l'usage de la direction assistée et des freins, les airbags ne se déploient pas.

«Nous méritons de savoir ce qui s'est passé»

Pour boucler son rapport, l'ancien procureur ...

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