Découvrez le futur coffre-fort de la Banque de France à La Courneuve

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EN IMAGES - Le chantier pour la construction du nouveau pôle fiduciaire national vient de démarrer en Seine-Saint-Denis. C’est là qu’ouvrira en 2018 un centre de tri, comptage et recyclage des billets ultra-sécurisé et automatisé.

C’est en Seine-Saint-Denis que la Banque de France a choisi d’implanter son futur «pôle fiduciaire national». L’architecte Jean-Paul Viguier a conçu les bâtiments ultra-sécurisés qui s’étalent sur près de 25.000 m² à La Courneuve pour un budget de 95 millions d’euros. Mieux vaut prévoir une sécurité à la hauteur, puisqu’un quart des billets circulant en France pourraient transiter là, soit plus d’un milliard de billets. Un coffre-fort géant.

Si aucun billet ne sera imprimé sur place, c’est ici que se dérouleront des opérations de comptage, de tri, de stockage et de recyclage. Une activité qui sera très largement automatisée, prise en charge par des robots: une centaine de salariés devraient travailler sur le site à son ouverture en 2018, alors qu’ils sont actuellement 150 pour remplir la même mission sur le site parisien du Palais Royal.

Si la perspective d’un déménagement est loin d’enchanter tous les salariés, le site a été retenu pour son étendue avec un prix du foncier attractif, sa desserte par les transports en commun (pour les salariés) et sa proximité de l’autoroute (pour les convoyeurs de fonds ou pour l’envoi de renforts). Les premiers coups de pioches ont déjà été donnés et les fondations devraient être coulées au mois de mars au plus tard.

Préconisations du Commissariat àl’énergie atomique

Les friches de l’ancienne fabrique de chaudières industrielles Babcock et Wilcox permettront de regrouper sur une parcelle de 4 hectares le travail qui étaiy auparavant effectué dans 4 centres franciliens. Le tout derrière des murs pouvant résister aux menaces actuelles les plus sérieuses grâce aux préconisations du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et avec des technologies de pointe pour éviter les intrusions. De quoi en faire, selon la Banque de France, l’un des centres fiduciaires les plus sécurisés et automatisés d’Europe.

L’immeuble donnant sur la rue, de style Bauhaus, sera préservé pour accueillir les personnels administratifs sur 3000 m² tandis qu’un bâtiment attenant de même surface construit en 1987 aura droit quant à lui à «une requalification architecturale plus importante». Le bâtiment fiduciaire à proprement parler occupera quant à lui 19.500 m² et rassemblera les activités les plus automatisées.

Sur son site, l’architecte Jean-Paul Viguier souligne que l’architecture des lieux «aura pour base la rationalité, offrant des formes liées à la fonction de l’édifice». «Le traitement de l’enveloppe, de la toiture et des façades doivent représenter les composantes principales de l’écrin que constitue le bâtiment industriel, précise-t-il, et c’est ici que les notions d’objet précieux, de noblesse des matériaux, de finesse et de qualité seront les plus visibles.»

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