Découvrez la dernière création du maître du trompe-l'½il immobilier

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EN IMAGES - L’artiste argentin Leandro Erlich multiplie les créations insolites évoquant le logement. Sa dernière œuvre est inaugurée ce samedi à Paris et évoque la fragilité de nos monuments face au dérèglement climatique.

Salvador Dali avait inventé les montres molles, l’argentin Leandro Erlich a, lui, choisi de créer un immeuble haussmannien qui semble fondre. A deux pas de la gare du nord, sur le parvis côté Transilien, la dernière œuvre du maître du trompe-l’œil doit interpeller les passants sur l’impact du réchauffement climatique. Une installation pérenne financée par le budget participatif de la Ville de Paris dans le cadre du projet «Les œuvres d’art investissent la rue». A l’occasion de la Nuit Blanche, l’artiste doit remettre ce samedi soir les clefs de ce drôle de logement à la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Une façon de rappeler que les phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique menacent non seulement l’existence humaine mais aussi nos bâtiments qui pouvaient sembler immuables. Sur place, des médiateurs mis en place par la gare du nord peuvent sensibiliser les passants et leur apporter des explications sur le réchauffement climatique. Leandro Erlich qui aime jouer avec les images et l’illusion joue aussi avec les sons en baptisant son œuvre «Maison fond». Un titre évoquant les fortes chaleurs, mais rappelant aussi la phonétique de «Mes enfants», les générations qui devront gérer les dérèglements de la planète.

Maison déracinée

Avec cette réalisation, l’artiste étoffe une déjà longue série d’œuvre mêlant immeubles et illusions. Il s’est notamment illustré avec «Les racines de la ville», une installation présentée à Karlsruhe, en Allemagne, avec une maison suspendue dans les airs par une grue et qui semble avoir été déracinée de son emplacement d’origine. Auparavant, il s’était amusé à attirer les regard avec une échelle mystérieusement accrochée à un morceau de fenêtre flottant dans le vide ou avec un pan d’immeuble vers lequel s’effectuait un étrange déménagement à Nantes.

Il a aussi multiplié les déclinaisons d’un dispositif ingénieux (présenté à Londres, à Paris, en Uruguay ou en Chine): une façade couchée sur le sol se reflétant dans un immense miroir où les visiteurs peuvent donner l’illusion de réaliser de dangereuses acrobaties.

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