Découvertes de pétrole au plus bas depuis 1952-Morgan Stanley

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    LONDRES, 23 mai (Reuters) - Les découvertes de gisements de 
pétrole en 2015 sont tombées à leurs plus bas niveaux depuis 
1952, les grandes compagnies ayant réduit leurs dépenses 
d'exploration à la suite de la chute des cours du brut, ce qui 
pourrait créer une pénurie à terme, écrivent les analystes de 
Morgan Stanley. 
    L'industrie du pétrole et du gaz a découvert 2,8 milliards 
de barils en dehors des Etats-Unis l'an dernier, l'équivalent 
d'un mois de consommation mondiale, précise la banque qui cite 
les chiffres du cabinet de consultants Rystad Energy. 
    En incluant les Etats-Unis, où le développement du pétrole 
de schiste a libéré d'importantes réserves au cours des dix 
dernières années, les découvertes au niveau mondial ont atteint 
12,1 milliards de barils l'an dernier, leur plus bas niveau 
depuis 1952 quand la production était sept fois moins importante 
qu'aujourd'hui. 
    La chute des cours du pétrole ces deux dernières années a 
incité les grandes compagnies, dont Exxon Mobil  XOM.N  et Royal 
Dutch Shell  RDSa.L , a réduire drastiquement leurs budgets, 
notamment dans l'exploration où les dépenses ont été ramenées 
l'an dernier à environ 95 milliards de dollars, contre 168 
milliards deux ans auparavant, poursuit Morgan Stanley. 
    Compte tenu des découvertes importantes des années 
précédentes et de l'augmentation de la production iranienne 
après la levée des sanctions internationales, l'impact à court 
terme de la faiblesse de l'exploration devrait être limité. 
    Mais même dans l'hypothèse la plus basse en termes de 
demande mondiale, à 86 milliards de barils par jour en 2030, 
dans le cadre de l'accord visant à limiter à moins de deux 
degrés Celsius la hausse des températures par rapport à leurs 
niveaux de la période pré-industrielle, seuls deux tiers de la 
demande peut être satisfaite avec les gisements actuellement 
actifs et les réserves en cours de développement, note Morgan 
Stanley. 
    "Créer cette capacité sur les 25 années à venir exigera de  
poursuivre les investissements. Nous sommes convaincus que ce 
sera plus que ce que les compagnies dépensent actuellement, même 
dans le scénario des 2 degrés qui fait baisser la demande." 
 
 (Ron Bousso, Juliette Rouillon pour le service français, édité 
par Bertrand Boucey) 
 

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