Décision sur les repreneurs de Petroplus le 16 avril

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LA DÉCISION SUR LES REPRENEURS DE PETROPLUS SERA CONNUE LE 16 AVRIL
LA DÉCISION SUR LES REPRENEURS DE PETROPLUS SERA CONNUE LE 16 AVRIL

PETIT-COURONNE, Seine-Maritime (Reuters) - Le tribunal de commerce de Rouen examinera le 16 avril prochain les dossiers des deux candidats à la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime), a-t-on appris auprès de la direction de l'usine.

Il s'agit du jour déjà fixé par la justice pour la cessation d'activité du site en cas d'échec d'une cession.

Cette coïncidence a été critiquée par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC de la raffinerie qui, lors d'une assemblée générale, a protesté contre une échéance qui permettrait l'envoi de lettres de licenciement le 17 avril en cas de délai de réflexion du tribunal avant l'énoncé de sa décision, cession ou liquidation.

"Il n'est pas question que le résultat de l'audience soit donné après le 16 à minuit" car "les promesses d'embauche (ultérieures-NDLR) n'ont aucune valeur légale", a déclaré le porte-parole des syndicats, Yvon Scornet.

Les deux dossiers considérés comme recevables par les administrateurs judiciaires sont ceux des groupes panaméen Netoil et libyen Murzuk Oil.

Le secrétaire général de la CGT de la raffinerie, Jean-Luc Brouté, s'est insurgé contre la décision du juge-commissaire et des administrateurs judiciaires d'écarter deux des quatre dossiers, ceux d'Oceanmed Seasky System Limited, une société basée à Hong Kong, et de GTSA, une société luxembourgeoise.

L'intersyndicale demande donc que les quatre candidatures soient examinées par le tribunal de commerce de Rouen.

Il a également dit que la décision engageait le sort de 3.500 salariés dont 448 toujours employés sur le site.

Marc Parrad, édité par Yves Clarisse

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