Décision le 1er février pour les paris truqués de handball

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    TOULOUSE, 29 novembre (Reuters) - La cour d'appel de 
Montpellier rendra sa décision le 1er février 2017 dans 
l'affaire des paris suspects lors du match de handball 
Montpellier-Cesson en 2012, pour laquelle 40.000 euros d'amendes 
ont été requis contre Nikola Karabatic et son frère Luka. 
    En juillet 2015, en première instance, les deux sportifs 
avaient été condamnés respectivement à une peine de 10.000 et 
15.000 euros d'amende pour "escroquerie" par le tribunal 
correctionnel de Montpellier.  
    Seize prévenus au total sont soupçonnés d'avoir parié ou 
fait parier sur la défaite du Montpellier Agglomération 
Hand-Ball (MAHB) à la mi-temps d'un match de championnat de 
France contre l'équipe de Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) le 12 
mai 2012, finalement perdu par le club montpelliérain.  
    L'enquête sur ces paris présumés truqués avait démarré le 18 
mai 2012 après que La Française des jeux, partie civile dans ce 
dossier tout comme le MAHB, avait alerté les autorités 
judiciaires sur les montants des paris anormalement élevés par 
rapport à l'enjeu de cette rencontre.  
    Au total, les paris incriminés s'élevaient à près de 100.000 
euros, à la cote de 2,9 contre 1 et avaient rapporté un gain 
d'environ 300.000 euros. 
    Lors de ce nouveau procès, le parquet général  mis en avant 
la synchronisation des paris à Paris, Rennes, Montpellier ou 
Ales qui selon lui "ne s'explique que par l'organisation d'une 
fraude collective".  
    Une fraude à laquelle Nikola Karabatic a affirmé être 
« étranger » durant tout ce procès en appel. 
    Pour Me Jean-Marc Darrigade, l'un des avocats des deux 
champions olympiques, "Nikola Karabatic a été placé en tête des 
réquisitions alors même que tout le monde est d'accord pour dire 
que s'il a une responsabilité supposé, elle est largement 
inférieure à la majorité des prévenus". 
    Les 16 prévenus encourent une peine maximale de cinq années 
de prison, 375.000 euros d'amende ainsi que l'interdiction 
d'exercer l'activité professionnelle ayant permis l'infraction 
durant cinq ans. 
 
 (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse) 
 
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