Déchets radioactifs : le parquet ouvre une enquête après un accident mortel dans le laboratoire de Bure

le
0
Une galerie du laboratoire souterrain de Bure en juin 2011.
Une galerie du laboratoire souterrain de Bure en juin 2011.

Les opposants demandent l’arrêt du projet d’enfouissement des résidus nucléaires dans la Meuse.

Une enquête a été ouverte par le procureur de Bar-le-Duc (Meuse), à la suite de l’accident qui a fait un mort, mardi 26 janvier en milieu de journée, dans le laboratoire souterrain de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), situé à 490 mètres de profondeur, dans le sous-sol de la commune de Bure, entre les départements de la Meuse et de la Haute-Marne.

Dans un communiqué, l’Andra indique qu’« un éboulement s’est produit au bout d’une galerie d’expérimentation en cours de creusement où intervenaient des salariés d’une entreprise prestataire, lors d’une opération de boulonnage ». La préfecture de la Meuse précise que « le front de taille d’un fond de galerie a glissé alors que des relevés géophysiques étaient en cours » et qu’« un éboulement est survenu, atteignant un technicien de la société Eiffage ». Celui-ci est décédé, tandis qu’un de ses collègues a été légèrement blessé. En mai 2002, un ouvrier avait déjà trouvé la mort lors du creusement de l’un des deux puits d’accès au laboratoire souterrain.

Cette installation souterraine est voisine mais distincte du site où doit être aménagé le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) des déchets à haute activité et à vie longue. Construit au milieu d’une couche d’argilite de 120 mètres d’épaisseur, ce laboratoire de recherche et d’expérimentation, dont les travaux avaient commencé en 2000, dispose d’une autorisation de fonctionnement jusqu’en 2030. Il n’accueille pas de déchets nucléaires, s...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant