Déchets radioactifs : à Bure « on défait le mur ! »

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Dimanche 14 août, des opposants au projet de stockage des déchets nucléaires à Bure (Meuse) mettent à bas un mur de béton posé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs dans une forêt.
Dimanche 14 août, des opposants au projet de stockage des déchets nucléaires à Bure (Meuse) mettent à bas un mur de béton posé par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs dans une forêt.

Dimanche, les opposants à l’enfouissement des résidus nucléaires dans la Meuse ont abattu l’enceinte en béton du chantier. Le conflit s’installe dans la durée.

« Et la forêt elle est à qui ? Elle est à nous ! Andra dégage ! » Ce dimanche 14 août, le slogan claque dans le cortège qui s’avance en fin de matinée, sous un soleil de plomb, vers une forêt dominant le petit village de Bure, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne. Il donne la nouvelle tonalité, plus radicale que pastorale, de la lutte contre le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) que prévoit de construire ici l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), pour y enfouir les résidus nucléaires les plus dangereux.

Joignant le geste à la parole, environ quatre cents opposants – militants historiques de la région, agriculteurs, villageois mais aussi, en plus grand nombre, jeunes activistes pour beaucoup cagoulés et masqués – investissent un domaine forestier où, depuis plusieurs semaines, l’Andra mène des travaux de reconnaissance. D’ordinaire, les gendarmes mobiles et les vigiles de l’agence quadrillent le terrain, empêchant toute intrusion et multipliant les contrôles d’identité. Aujourd’hui, ils ont choisi de se retirer pour éviter tout incident. Pas un seul uniforme en vue. La forêt est ouverte, seulement survolée par un hélicoptère.

Les manifestatnts en profitent. Plusieurs dizaines d’entre eux, munis de masses, de barres à mine, de béliers, de pioches et de cordes, abattent l’un après l’autre les pans d’une enceinte de béton avec lequelle l’agence a fortifié son chantier. D’autres taguent la paroi où s’étalent des devises coloré...

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