Déchets nucléaires : l'argile à l'épreuve

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REPORTAGE - À Bure, dans le nord-est de la France, une galerie laboratoire a été creusée à 500 mètres sous terre afin de tester l'étanchéité de l'argile.

Les longues descentes de cinq minutes dans l'étroit ascenseur orange jusqu'à 490 mètres sous la surface, Agnès Vinsot ne les compte plus. Cette géochimiste de l'Andra travaille au laboratoire souterrain de Bure depuis les premiers coups de pioche en 2000. Quelque 1,5 kilomètre de galeries ont été creusées au cœur d'une couche d'argile grise (le callovo-oxfordien), épaisse de 120 mètres, pour éprouver son étanchéité.

Car, au fil du temps, l'eau et l'oxygène dégraderont l'acier et le béton renfermant les déchets radioactifs métalliques ou vitrifiés. L'argile sera alors l'ultime barrière protégeant les nappes d'eau, voire la surface, des particules radioactives.

Dûment casquée et équipée de son masque à oxygène en cas d'incendie, Agnès Vinsot arpente les galeries bétonnées parcouru...



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