Déchéance : «Ne créez pas des apatrides», demandait Sarkozy à Hollande

le , mis à jour à 12:30
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Déchéance : «Ne créez pas des apatrides», demandait Sarkozy à Hollande
Déchéance : «Ne créez pas des apatrides», demandait Sarkozy à Hollande

Alors que ce mercredi matin, François Hollande reçoit une dernière fois Claude Bartolone et Gérard Larcher sur la question de la déchéance de nationalité, Nicolas Sarkozy l'a sommé de ne pas aller vers la création de l'apatridie. «Nous disons très simplement: M. Hollande, si vous voulez la déchéance de nationalité, nous la voulons avec vous, nous la voterons, mais ne créez pas des apatrides. Appliquez la déchéance de nationalité pour les binationaux», a expliqué l'ancien président sur Radio Classique et Paris Première. 

Cette question divise la droite et la gauche. Le Sénat, majoritairement à droite, a voté la déchéance, mais uniquement pour les binationaux. L'Assemblée, majoritairement à gauche, au contraire l'avait voté en élargissant la possibilité de déchoir les nationaux comme les binationaux en cas de condamnation pour terrorisme. Pour l'instant, cette différence empêche la tenue d'un Congrès sur le projet de révision constitutionnelle car pour qu'il se tienne il faut que les députés et les sénateurs adoptent le texte dans les mêmes termes.

Il précisera ses intentions après l'été

Lors de son entretien avec François Hollande sur cette question le 22 janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait déjà fait savoir que les Républicains étaient prêts à voter la révision constitutionnelle sous condition.  

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a de nouveau refusé de dévoiler ses intentions pour 2017. «Ce qui est important, c'est que l'alternance ait lieu. Le moment venu, je dirai aux Français ce que je ferai. Le moment n'est pas venu», a-t-il déclaré. «Si je déclare ma candidature maintenant, je dois quitter la présidence de la famille qui se retrouverait avec une direction provisoire qui n'aurait pas la légitimité de son élection, puisque j'ai été élu. Et on est reparti comme en 14 avec un risque d'explosion. j'ai un travail à faire, je le ferai jusqu'à l'été. (...) Après, je vous dirais ...

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