Déchéance-Hollande attend la fin du processus pour se prononcer

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 (Actualisé avec Bruno Le Roux et Valls) 
    BRUXELLES, 18 mars (Reuters) - François Hollande a dit 
vendredi attendre le vote solennel au Sénat, le 22 mars, sur le 
projet de révision constitutionnelle pour se prononcer sur 
l'avenir du texte, compromis par la résistance de la majorité 
sénatoriale de droite. 
    "J'attendrai que le Sénat se prononce sur l'ensemble du 
texte pour savoir les conclusions que je dois en tirer", a 
déclaré le président devant la presse au terme d'une journée de 
travaux au Conseil européen de Bruxelles.   
    Le Sénat a voté jeudi les deux articles du texte voulu par 
le président après les attentats du 13 novembre mais les a 
réécrits, notamment pour réserver la déchéance de nationalité 
aux seuls binationaux condamnés pour crimes terroristes. 
    Cette nouvelle rédaction met le projet en péril puisqu'il 
doit être approuvé à l'identique par l'Assemblée nationale, 
majoritairement à gauche, et le Sénat, majoritairement à droite, 
avant de pouvoir être entériné le cas échéant par le Congrès. 
    Le chef de file des députés socialistes, Bruno le Roux, a 
dit vendredi souhaiter que la recherche d'un compromis 
n'aboutisse pas à l'abandon de l'article le plus controversé, 
celui portant sur la déchéance de nationalité, pour ne retenir 
que celui consacré à l'état d'urgence, plus consensuel. 
    "Pour moi, la réforme c'est un tout, un article 1 et un 
article 2", a déclaré le député de Seine-Saint-Denis sur Public 
Sénat et Sud Radio. 
    Il a toutefois reconnu que la convocation du Congrès était 
devenue "difficile". 
    "On voit bien que sur ce texte, la navette ne peut pas durer 
indéfiniment", a ajouté le président du groupe socialiste à 
l'Assemblée. 
    Venu défendre la réforme jeudi au palais du Luxembourg, 
Manuel Valls a refusé d'envisager l'éventualité de remanier le 
projet pour ne conserver que l'article 1.  
    "Avant d'envisager n'importe quelle hypothèse, j'espère 
encore convaincre le Sénat de bâtir un compromis avec 
l'Assemblée nationale. Nous en sommes loin", a déclaré le 
Premier ministre. 
 
 (Elizabeth Pineau et Simon Carraud, édité par Sophie Louet) 
 
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