Déchéance : «François Hollande ira jusqu'au bout», selon Urvoas

le
0
Déchéance : «François Hollande ira jusqu'au bout», selon Urvoas
Déchéance : «François Hollande ira jusqu'au bout», selon Urvoas

Quinze mois pour faire avancer le ministère de la Justice : c'est le défi de Jean-Jacques Urvoas. Depuis la démission fracassante de Christiane Taubira la semaine dernière, ce prof de droit quasi inconnu du grand public a pris les rênes Place Vendôme. Et le chantier s'annonce compliqué pour ce Breton, député du Finistère et ex-président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, aussi têtu que posé. Hier après midi, quand il reçoit notre journal pour sa première interview, le nouveau ministre apparaît plutôt zen. Même si, depuis sa nomination, glisse-t-il, « tout a changé, y compris le fait d'aller faire ses courses chez Carrefour accompagné d'un officier de sécurité ». Sur son bureau, à côté d'un mug breton trône un petit bouddha. « Pour la sérénitude », ironise Urvoas.

Bienvenue en enfer

De la sérénité, il va lui en falloir. D'abord, il lui faut prendre la succession de Christiane Taubira : là où l'ex-ministre avait le verbe haut, son successeur cultive la discrétion et, assure-t-il, l'action. « C'est plutôt le style Bernard Cazeneuve », glisse-t-on dans les rangs du gouvernement où Urvoas apparaît comme un « Valls boy », tendance fermeté. Mais le nouveau garde des Sceaux a quelques patates chaudes à régler. Sur le dessus du panier, il y a évidemment la révision constitutionnelle voulue par François Hollande, avec notamment l'inscription dans la Constitution de la fameuse déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux. Au côté du Premier ministre, Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas a la charge de sortir le chef de l'Etat de l'imbroglio politico-juridique dans lequel il est plongé. A lui aussi d'accompagner le virage sécuritaire du gouvernement confronté à la menace terroriste. Le tout sous le regard d'une Christiane Taubira à l'affût et des magistrats qui, avec la nouvelle prolongation de l'état d'urgence, s'inquiètent pour « la défense des libertés ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant