Déchéance de nationalité : Valls et Le Roux critiquent la droite au Sénat

le , mis à jour à 16:39
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Déchéance de nationalité : Valls et Le Roux critiquent la droite au Sénat
Déchéance de nationalité : Valls et Le Roux critiquent la droite au Sénat

Manuel Valls a «profondément regretté» mercredi que le Sénat prenne le «contre-pied du consensus» sur l'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, estimant que la haute assemblée, à majorité de droite, prenait «une très lourde responsabilité» en risquant de torpiller la mesure controversée.

«A l'Assemblée nationale, nous avons cherché et construit un accord. Au Sénat, vous ne l'avez pas cherché. Avec personne. Et je m'en étonne. Vous refusez, à ce stade bien sûr, le principe d'un accord avec l'Assemblée nationale. Et vous le savez parfaitement, (...) votre proposition ne sera jamais adoptée par une majorité de députés», a-t-il souligné ce mercredi alors que la chambre haute s'empare en ce moment du texte. L'examen doit se poursuivre jeudi et fera l'objet d'un vote solennel mardi.

Sénat et Assemblée doivent adopter le même texte

Or, les deux Assemblées doivent adopter un texte conforme pour modifier la Constitution et aller au Congrès. La commission des Lois du Sénat propose que la déchéance ne puisse concerner qu'une personne «disposant d'une autre nationalité que la nationalité française», inscrivant ainsi noir sur blanc l'interdiction de créer des apatrides, une mention gommée à l'Assemblée le mois dernier pour réunir une majorité.

«Dans l'hémicycle, droite et gauche, malgré les débats, tout le monde les connaît en leur sein, ont su dépasser les clivages et se rassembler. C'est ce même chemin que nous devons prendre, ici», a fait valoir Manuel Valls.

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée, a lui aussi fustigé mercredi le jeu «pas responsable» des sénateurs Les Républicains, auxquels il reproche de privilégier «les primaires» à «la révision constitutionnelle». «La droite politicienne au Sénat semble vouloir considérer les primaires (de droite pour la présidentielle de 2017, ndlr) avant la révision constitutionnelle et ce ...

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  • charleco il y a 10 mois

    Les islamistes n'en ont rien à faire de la déchéance de nationalité. C'est une réforme tape à l'œil pour les nuls. Comme toucher à la Constitution : c'est une texte fondateur, on doit y toucher avec parcimonie, ce n'est pas le Code du Travail... mais c'est pareil : on n'a jamais vu le Code du travail créer des emplois...

  • M5144843 il y a 10 mois

    Il y en a marre de faire passer les stratégies politiques en vue d'être élus ou réelus avant le bien de la FRANCE! Messieurs les sénateurs les français vous ont élus pour bien gérer les affaires,tout comme les autres!Je pense que la déchéance est un minimum!Jeunes générations,n'acceptez plus ce que les partis veulent vous vendre!