Déchéance de nationalité : Sarkozy d'accord mais sous conditions

le , mis à jour à 14:49
2
Déchéance de nationalité : Sarkozy d'accord mais sous conditions
Déchéance de nationalité : Sarkozy d'accord mais sous conditions

Sa prise de position était attendue. C'est un «oui, mais...» Lors du bureau politique des Républicains, ce mercredi matin, Nicolas Sarkozy a proposé de «voter» pour la révision constitutionnelle, mais sous conditions. Un avis auquel s'est rangée la majorité des participants. Seuls cinq (Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Devedjian, Hervé Mariton, Benoist Apparu et Edouard Philippe) des 51 présents ont voté contre et deux (Gérard Longuet, Rachida Dati) se sont abstenus.

«Cela permet de ne pas tomber dans le piège, de ne pas voter en se bouchant le nez mais au contraire en faisant des propositions pour aller plus loin», analyse Nicolas Sarkozy. Aller plus loin? Selon la déclaration adoptée par le bureau politique, Les Républicains demandent l'extension de la déchéance de nationalité aux «délits de terrorisme» et non aux seuls crimes. Ils souhaitent également qu'elle «prenne effet dès le prononcé de la peine, et pas à l'issue de la peine» et qu'elle soit «couplée avec l'expulsion». Enfin, «que, s’agissant de l’état d’urgence, soient élargies les possibilités de pose de bracelets électroniques par décision administrative sur les individus suspectés d’activités terroristes».

Nicolas Sarkozy est revanche opposé à la déchéance de nationalité pour tous, puisque cette mesure est susceptible de créer des apatrides. Comme ses rivaux de la primaire, Alain Juppé et Bruno Le Maire. La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, s'est dite au contraire favorable à une déchéance de nationalité pour tous les Français qui «prendraient les armes contre leur pays», ce mercredi matin sur BFM TV.

Pour le président des Républicains, cette série de propositions est une façon de reprendre la main. Le 16 novembre, au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis, François Hollande avait repris une bonne partie des propositions de la droite devant le Parlement réuni en congrès, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M4314275 il y a 11 mois

    Bientôt hongrois.

  • M3121282 il y a 11 mois

    charles attend