Déchéance de nationalité : «Nous irons jusqu'au bout», maintient Valls

le , mis à jour à 19:05
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Déchéance de nationalité : «Nous irons jusqu'au bout», maintient Valls
Déchéance de nationalité : «Nous irons jusqu'au bout», maintient Valls

Le choix de François Hollande de conserver dans son projet de révision constitutionnelle la déchéance de nationalité continue de faire des vagues dans le landerneau politique. Certains à gauche du PS continuent d'y voir une dérive droitière comme Benoit Hamon, tandis que d'autres plus légitimistes considèrent qu'il s'agit d'un «schisme» et d'une vraie «rupture» à l'instar de Julien Dray. Dans ce contexte particulièrement tendu, la ministre de la Justice, Christiane Taubira rajoute un dernier couac à cette cacophonie en affirmant récemment à la radio algérienne que le projet de révision ne prévoyait pas l'extension de la déchéance de nationalité.

Une intervention immédiatement contredite par le premier Ministre : «Une partie de la gauche s'égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du Président devant le Congrès», réagit dans le JDD le Premier ministre Manuel Valls qui ajoute: «La détermination est totale, nous irons jusqu'au bout et que chacun à gauche en soit bien convaincu.» Manuel Valls cite l'historien Pierre Nora : «La France est en péril de paix.»

QUESTION DU JOUR. Le débat sur la déchéance de nationalité peut-il faire imploser le PS ?

Il faut «neutraliser» Taubira, selon Retailleau

La droite, tout en approuvant cette disposition, reste prudente sur ses intentions de vote. Mais les déclarations de la ministre de la Justice sont vivement critiquées. Le président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat Bruno Retailleau a même affirmé au Journal du Dimanche que François Hollande doit «neutraliser» sa ministre de la justice Christiane Taubira. «S'il veut garder Mme Taubira, malgré tant de contradictions, il faut au moins qu'il la neutralise et qu'on stoppe son désastreux laxisme pénal», a déclaré le nouveau président des Pays-de-la-Loire, tout en affirmant ne pas réclamer son départ. «Le virage sécuritaire doit aussi se traduire par ...

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