Déchéance de nationalité : l'ombre de Salah Abdeslam plane sur le Sénat

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Déchéance de nationalité : l'ombre de Salah Abdeslam plane sur le Sénat
Déchéance de nationalité : l'ombre de Salah Abdeslam plane sur le Sénat

Hasard du calendrier, les sénateurs s'apprêtent à voter solennellement cet après-midi un texte restreignant la déchéance de nationalité aux seuls binationaux terroristes. Français et uniquement français (lire encadré ci-dessous), le logisticien présumé des attentats du 13 novembre pourrait donc rester membre de la communauté nationale...

Théorique jusqu'à présent, le débat sur la déchéance prend une tournure plus concrète : sous les verrous, Abdeslam peut-il, un jour, devenir le premier apatride de l'après-13 novembre ? Une fois son transfèrement en France, il faudrait que l'ex-fugitif soit condamné pour crimes terroristes. Et que sa nationalité française lui soit retirée. Or, la droite sénatoriale s'oppose fermement à l'article 2 du projet de loi de révision constitutionnelle voulue par François Hollande et une majorité de députés (y compris LR). Cette version adoptée en février à l'Assemblée prévoit la déchéance de nationalité « pour tous ». Binationaux ou pas. « Abdeslam pourrait ainsi être déchu, assure le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen. A contrario, il serait maintenu dans la nationalité française avec la proposition du Sénat. »

Certes, l'exécutif ne s'attend pas à ce que cet après-midi, lors du vote, la droite sénatoriale change de pied sous prétexte qu'Abdeslam échapperait à cette indignité. Mais la majorité LR-centristes au Palais du Luxembourg se retrouve ainsi dans une situation plutôt inconfortable. « Elle fait la démonstration qu'elle est incapable de lutter contre le terrorisme, même sur le plan symbolique », dénonce le sénateur PS Luc Carvounas. « Alors, monsieur Retailleau (le patron des sénateurs LR), vous mollissez ? » ironise le sénateur PS Vincent Eblé. « Cela met en difficulté la droite sénatoriale », a estimé Jean-Christophe Cambadélis sur Radio Classique oubliant un peu vite que le principe même de ...

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  • dotcom1 il y a 9 mois

    S'il perd sa nationalité française, qu'est-ce qui l'empêchera de demander de faire sa peine de prison ailleurs et de sortir au bout de quelques années?

  • raich2 il y a 9 mois

    Un civil "français" qui tue délibérément et supprime des vies sous couvert d'un obscurantisme primaire ne DOIT pas conserver la nationalité française. Cela peut-être considérer comme une usurpation de bien appartenant au peuple.