Déchéance de la nationalité : Hollande rebaptisé «François Le Pen» en Italie

le , mis à jour à 18:57
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Déchéance de la nationalité : Hollande rebaptisé «François Le Pen» en Italie
Déchéance de la nationalité : Hollande rebaptisé «François Le Pen» en Italie

En décidant d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France et condamnés pour terrorisme, François Hollande est jugé sévèrement par nombre de quotidiens français et étrangers.

Le journal italien communiste «Il manifesto» va jusqu'à comparer François Hollande à la famille Le Pen en titrant «François Le Pen» en une de son édition de jeudi, avec la photo du président de la République en couverture.

Cette volonté d'inscrire la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France et condamnés pour terrorisme, approuvée dans les sondages par une majorité de Français, peut sembler en effet contraire aux valeurs défendues par la gauche ces dernières années. Ce qui rend perplexe la presse hexagonale, qui s'interroge aussi sur l'utilité d'une telle mesure.

QUESTION DU JOUR. Terrorisme : êtes-vous favorable à la déchéance de nationalité ?

«Il s'agit d'une question de principe», martèle Laurent Joffrin dans Libération en notant que «la gauche accueille avec consternation la décision présidentielle qui déclenche un débat malsain, fort éloigné des impératifs réels de la lutte antiterroriste».

Plus vindicatif encore, Patrick Apel-Muller de L'Humanité estime que «le président a renié deux siècles de combats de la gauche pour ... l'égalité républicaine». «En constitutionnalisant l'état d'urgence, le tandem gouvernant signe sa reddition devant l'idéologie sécuritaire et une défaite pour la démocratie», ajoute L'Huma.

«Un pan de la gauche se sent trahi»

«C'est un pan de la gauche qui se sent trahi», note à cet égard Matthieu Verrier dans la Voix du Nord qui souligne que «François Hollande doit très vite se remettre à sa cuisine politique». «Quitte à piétiner les derniers idéaux d'une gauche qui n'en finit pas de manger son chapeau», remarque aussi Pascal Coquis (Dernières Nouvelles d'Alsace). Dans La République des ...

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