Décès suspects au CHU de Nantes : il manquait un traitement

le , mis à jour à 08:22
0
Décès suspects au CHU de Nantes : il manquait un traitement
Décès suspects au CHU de Nantes : il manquait un traitement

« On ne comprend pas ! » Trois jours après l'annonce du décès de trois patients traités par chimiothérapie intensive pour un cancer du système lymphatique au CHU de Nantes (Loire-Atlantique), les cancérologues sont sous le choc. « Il est rarissime de voir un patient mourir après ce type de traitement, alors, trois décès d'un coup, c'est terrible », s'inquiète Hervé Tilly, professeur de médecine, hématologue, directeur du centre Henri-Becquerel à Rouen (Seine-Maritime). Le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert, ce vendredi, une enquête préliminaire

 

Les trois patients ont tous été victimes d'une crise cardiaque alors que leur bilan du coeur était normal avant. Le quatrième, toujours admis en réanimation, « va mieux », précise Benoît Vallet, le directeur général de la santé (DGS). « Erreur de dosage ou de prescription ? Problème infectieux local ? Toutes ces hypothèses sont sur la table », explique celui-ci. Une enquête de l'inspection générale des affaires sociales (Igas) est en cours, dont les conclusions devraient être connues la semaine prochaine.

 

Guy Bouguet, président de l'association de patients France Lymphome Espoir, est dubitatif : « Nantes est l'un des meilleurs hôpitaux dans le traitement du lymphome », première cause de cancer chez les adolescents en France et 5e cancer le plus fréquent dans notre pays, avec 18 000 nouveaux cas par an. Ce qui l'intrigue, c'est que tous les malades décédés avaient pris un médicament de remplacement, l'Endoxan (ou cyclophosphamide), alors que d'habitude, on utilise du Melphalan. Pourquoi ?

 

Le Melphalan était en pénurie, à la suite de problèmes de fabrication dans l'usine GSK à Parme (Italie) ! Or, son remplaçant, l'Endoxan, employé dans de nombreux cancers (sein, vessie, myélomes...), peut dans certains cas poser des problèmes de toxicité cardiaque. Est-ce cela qui s'est produit à Nantes ? Il est trop tôt pour le dire. ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant