Décès de l'ancien roi du Cambodge

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Norodom Sihanouk, mort ce lundi à Pékin à l'âge de 89 ans, a profondément marqué l'histoire de son pays.

«Lutin bondissant», «Néron asiatique», «playboy de Phnom Penh», «prince d'opérette»: pas un sobriquet ne lui a été épargné. Il en était un qu'il abhorrait par dessus tout: celui de «petit prince». «Norodom Sihanouk n'avait qu'une obsession: celle de ne pas être balayé par l'Histoire», confiait récemment au Figaro, Julio Jeldres, son biographe officiel. Il a réussi à mystifier la planète entière, à dompter les grands, à la seule fin de revenir et régner. «Sihanouk est incoulable», déclara-t-il, un jour de 1979 aux Nations unies.

L'histoire moderne du Cambodge s'est confondu avec le destin personnel du «lionceau protégé du Bouddha», depuis qu'adolescent il fut arraché aux bras des jeunes dames de Saïgon et à son latin du lycée Chasseloup-Laubat pour être placé sur le trône par les autorités françaises en 1941. Ce jour où il monta sur le trône doré en costume de brocart, coiffé de la tiare d'or à longue pointe, «le vent souffla sur le cier...

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