Décès de Bruno Metsu : Beye gardera l'image d'un grand homme

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Décès de Bruno Metsu : Beye gardera l'image d'un grand homme
Décès de Bruno Metsu : Beye gardera l'image d'un grand homme

Habib Beye, ancien international sénégalais, a évoqué la personnalité de Bruno Metsu dans l'Access365 sur la chaîne sport365 mardi soir. L'ancien sélectionneur des Lions de la Téranga, qui avait atteint les quarts de finale du Mondial 2002, est décédé dans la nuit de lundi à mardi des suites de trois cancers à l'âge de 59 ans.

Une nouvelle d'une grande tristesse

« Je garderai l'image d'un grand homme, de quelqu'un qui avait la joie de vivre et nous a apporté énormément, a déclaré l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille, très marqué par la disparition du natif de Coudekerque-Village dans le Nord. C'est surtout quelqu'un qui avait ce recul par rapport au football. Il était très aimé en Afrique parce qu'il avait justement cet esprit africain, à savoir laisser beaucoup de liberté à ses joueurs tout en ayant une rigueur au moment des matchs. On l'a vécu pendant la Coupe du Monde, c'était assez exceptionnel cette détente qu'il pouvait y avoir autour de lui, autour de nous. Aujourd'hui, j'ai envie de retenir cette grande générosité. On se rappelle toujours des gens quand ils s'en vont, mais c'est vrai qu'on a été très triste hier d'apprendre cette nouvelle. J'ai parlé avec Lamine Diatta pendant une heure et demie, et c'est vrai que c'est une nouvelle d'une grande tristesse. »

Beaucoup de liberté pour les joueurs et les journalistes

« Tout le monde savait le combat qu'il menait, a poursuivi Habib Beye, invité de l'émission quotidienne d'Alexandre Delpérier sur sport365. Malheureusement, il l'a perdu, mais là où il est aujourd'hui, on peut être très fier de l'avoir eu comme sélectionneur et, surtout, de l'avoir connu en tant qu'homme. Car c'était quelqu'un qui avait une grande générosité. Bruno avait tout de suite identifié l'état d'esprit de son groupe. On était un groupe de 23 joueurs qui jouaient en France. On était tous titulaires dans nos clubs, donc on avait chacun notre ego, mais lui a été capable de garder cet esprit africain. Il nous laissait quand même pas mal de liberté. Par exemple, quand on allait au pays, il nous laissait voir nos familles et c'était assez ouvert pour la presse. Tous les gens qui travaillaient dans la presse avaient énormément de facilité à se rapprocher des joueurs. »

Dans les chambres pour boire le thé

Et l'ancien arrière droit devenu consultant depuis cette saison de raconter une anecdote : « Juste avant le match de la France, la veille du match, on est avec El Hadji Diouf, Khalilou Fadiga et Lamine Diatta à une heure du matin dans les chambres en train de boire le thé. Il est arrivé dans la chambre en rigolant et nous a dit : « Vous savez que demain, on joue un match de Coupe du Monde ? » Mais toujours avec cet esprit... Il était lui-même souvent avec nous dans les chambres pour boire le thé. Et, là, alors qu'on jouait le lendemain un match de Coupe du Monde contre la France. Au bout, on gagne, et c'est vrai qu'on fait une compétition exceptionnelle. Mais c'était cet esprit qu'il était capable d'apporter. Et surtout d'identifier très vite ce qu'on était capable de faire, en nous laissant presque quartier libre. »

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